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8/10 [grossesse]

9 Nov

Il s’éloigne le temps où je râlais sur la lenteur des semaines… la fin approche, et je la vois arriver avec autant de soulagement que d’appréhension.

Le mois écoulé a été marqué par plein d’événements, heureux et malheureux entremêlés, et mes déboires avec le corps médical.

Plus ou moins dans l’ordre :

  • hospitalisation de ma grand-mère suite à une chute chez elle, a priori pas trop grave ; égoïstement, je me dis « pourvu qu’elle ne meure pas à Noël, et que Maman n’ait pas à choisir entre enterrer sa mère ou rencontrer son 4ème petit-fils »
  • consultation en diabétologie qui me laisse deux nuits d’insomnies (et 3 jours d’arrêt du coup)
  • consultation avec ma généraliste préférée qui cherche une solution intermédiaire entre ce que prescrit l’hosto et ce que j’ai envie de faire (à savoir, brûler le carnet de suivi et jeter aiguilles etc aux ordures)
  • mon père est hospitalisé pour passer des examens, dans l’espoir de mettre un nom sur la maladie qui use son cerveau
  • message de ma mère disant que l’état de ma grand-mère s’est aggravé ; je pressens qu’il n’y aura pas de dilemme à Noël
  • j’apprends que ma collègue enceinte a accouché quelques jours plus tôt ; le service est en ébullition, avide de détails (taille, poids – coucou Miliette ! est-ce que tout le monde va bien…)
  • 30 octobre : le matin, ma mère m’annonce que ma grand-mère s’est éteinte dans la nuit – à 91 ans, comme mon grand-père l’an dernier. L’après-midi, j’apprends que Blind Guardian sera du Hellfest 2016
  • 2 novembre : j’ai confirmation que j’ai assez de jours de congés pour que mon arrêt maternité démarre le soir-même. Le 3 novembre, mon anniversaire, sera donc le premier jour de mes longues vacances… et le jour où on enterre ma grand-mère. Je ne suis pas en état de faire le voyage (250 bornes alors que je suis déjà saoûlée de conduire 20km), ce sera sans moi. Mon père sort de l’hôpital et rentre à la maison le jour-même, ma mère reviendra dès le lendemain.
  • nouvelle consultation diabéto : on me reproche quasiment d’avoir osé demander un second avis. J’essaie d’expliquer en quoi les injections systématiques me posent problème mais j’ai du mal à mettre les mots dessus – et j’ai droit à un « mais si vous faites pas vos injections, on sera obligé de vous mettre une infirmière à domicile » de la part de l’infirmière. Si j’avais été moins énervée, j’aurais sûrement éclaté de rire : l’infirmière à domicile, si je ne veux pas la voir, elle rentre chez moi en crochetant la serrure, et elle me saute dessus avec son aiguille ? Finalement, la diabéto propose une nouvelle alternative : pas d’injection systématique avant les repas, mais obligatoire si je prends un goûter (matin ou après-midi). Bon, ça me semble déjà un peu plus logique. L’infirmière insiste par contre pour me recoller un rendez-vous 5 jours plus tard, je finis par accepter en me disant que je pourrai toujours annuler (par Internet en plus, on me fera pas la morale au téléphone)
  • séance de préparation à la naissance avec la SF de mon village. Une seule autre maman cette fois, mais on sera plus la prochaine fois. Ça dure environ 1h30 et me fait beaucoup de bien.
  • ce matin, je revois mon généraliste « officiel » (associé de celle que j’aime beaucoup). Il trouve que mes dernières valeurs sont bonnes (j’ai dû faire deux injections depuis le rendez-vous à l’hosto), or elles sont dans la lignée des précédentes – comme quoi d’un praticien à l’autre… mais ça suffit à me rassurer : s’il fallait absolument faire plus d’insuline, je n’aurais pas deux médecins sur trois me disant que ça va.
  • M. Moineau a quasiment fini la chambre de Zozio : peintures refaites, sol décapé, ne reste que la moquette à poser !

Plus que 7 semaines grand maximum avant l’arrivée de Tizozio \o/

I love ma toubib

30 Oct

Hier soir, j’ai donc consulté ma généraliste. On ne se connaît pas très bien, ça ne fait qu’un an que j’habite le village, je vois parfois elle / parfois son associé, plus souvent pour mon fils que pour moi. Mais j’ai un bon feeling avec elle. Ce qui ne m’empêche pas d’appréhender légèrement le moment d’exposer le motif de consultation.

« Je voudrais un deuxième avis sur mes glycémies. » J’avoue, j’ai un peu peur qu’elle me dise « si le diabétologue dit que… c’est lui le spécialiste » ; mais je me dis qu’à défaut d’être parfaitement au point sur le diabète gestationnel, elle suit sûrement quelques patients diabétiques, et aura donc son propre avis.

Elle ouvre mon dossier, lit le courrier de l’hôpital (ah zut, y’a celui d’après la journée diabéto, mais pas le compte-rendu de la dernière consultation), et me demande de décrire de mon point de vue l’histoire depuis le diagnostic de diabète gestationnel. Je reprends les différentes étapes, sors mon carnet de suivi. Elle y jette un œil, commence un commentaire puis… « attendez, je vais venir m’asseoir à côté de vous, ce sera plus simple pour suivre ». Hop, la voilà assise à mes côtés, examinant les valeurs, écoutant mes questions/remarques, (ré)expliquant les mécanismes qui peuvent amener les valeurs qui m’ont semblé incohérentes.

Finalement, elle me propose de changer le protocole donné par l’hôpital : au lieu de faire de l’insuline systématiquement matin et midi, faire une injection en fonction de la glycémie avant le repas. Avec deux seuils et deux quantités à injecter selon que je suis entre les deux ou au-dessus du plus élevé.

La consultation a duré en tout une demi-heure. Deux fois la durée de celle avec la diabéto. Sur cette demi-heure, à part la prise de tension et l’auscultation, tout le temps a été consacré à l’explication.

On a conclu aussi que je pourrai bénéficier du reste de congé « patho » (déjà 3 jours consommés), mais que j’étais encore assez en forme pour ne pas mettre un arrêt classique entre aujourd’hui et dans dix jours.

J’ai quitté son bureau apaisée, légère. Merci Docteur.

 

Dextros, la suite

23 Oct

Après la consultation de lundi qui m’a occasionné une belle insomnie, j’ai appelé le boulot mardi matin pour dire que je restais au lit, avec dans l’idée de reprendre le chemin du bureau dès le lendemain. Contre l’avis de M. Moineau, qui me trouvait vraiment pas dans mon assiette, mais j’avais même la flemme d’aller chez le toubib demander un mot d’excuse… je me disais que je dormirais mieux le soir, et que le lendemain je serais à nouveau en forme.

Sauf que la présence de Belle-Maman l’après-midi a légèrement compliqué les choses (purée ce qu’elle parle fort…), et que mercredi matin, je n’ai pas eu non plus le courage de me lever. J’appelle donc mon toubib : oups, pas de rendez-vous possible avant vendredi. Hmm. La sage-femme ? Cabinet fermé le mercredi. Il me reste peu de congés à déplacer pour compenser des absences non justifiées, donc je dois retourner au bureau l’après-midi. Sauf que plus la matinée avance, plus l’idée d’aller jusqu’à GrandeVille me déprime… je décide alors d’appeler le toubib du bled voisin, que j’avais vu en urgence pour Zozio un jour où notre médecin n’était pas disponible ; au téléphone, j’explique d’emblée que je souhaite un rendez-vous le jour-même car j’ai besoin d’un justificatif pour mon absence au boulot « Ce soir à 19h ? – Oui merci ».

Le soir, voiture pour me rendre à la consultation (ça va, la route est bonne et c’est à moins de 10km). Un peu de retard mais pas beaucoup pour une fin de journée, et vient mon tour. Je déballe : le diabète diagnostiqué quasiment par avance, le bilan de lundi que je trouve contradictoire avec mes résultats, et l’évocation de la santé de mon père que tout ça me renvoie… il m’écoute, pose quelques questions, me suggère d’appeler la maternité qui a sûrement un psychologue (il s’étonne qu’on ne me l’ait pas dit en diabéto… c’est pas la même unité OK mais la même structure). Il évoque aussi le CMP local, qui a des infirmiers qui peuvent venir à domicile quand on veut éviter les déplacements. Puis finalement,

« Bon, donc il faut que je vous fasse un arrêt pour aujourd’hui

– oui ça m’embête de demander mais je n’ai plus de congés pour régulariser…

– c’est quand le début de votre congé maternité ?

– le 13 novembre

– oui puis là avec le diabète, vous avez avoir droit aux quinze jours supplémentaires pour grossesse pathologique

– ah ? on ne m’a pas clairement dit que j’étais classée en patho…

– ben si on vous prescrit de l’insuline, logiquement… Bon, et vous travaillez demain ?

– Normalement oui.

– Et vous le sentez comment ?

– Euh pas terrible mais faut bien y retourner.

– Je veux pas vous pousser, mais vu votre état nerveux autant que je vous arrête pour la fin de la semaine, et comme ça après il ne vous restera pas grand-chose. Ils peuvent bien se passer de vous à votre bureau ?

– Oui forcément.

– Bon et bien voilà. »

Moineau rentre donc à la maison avec un mot d’excuse pour trois jours au lieu d’un. Et ben ça fait du bien. Après ça j’avais décidé de faire une pause dextro jusqu’à samedi, et finalement j’ai repris ce matin ; j’envisage de commencer l’insuline lundi midi, en fonction des valeurs (encore que, je ne me vois pas trop me piquer ni dans mon bureau, ni dans les toilettes…). En tout cas, ces quelques jours de repos me font du bien.