Tag Archives: chats

Processus isochore

5 Juin

Depuis quelques mois, Pépé perd du poids. Je l’ai connu à un peu plus de 6kg, et j’ai brutalement réalisé que je voyais ses côtes quand il se déplaçait : le choc. Allez hop, direction, le véto. Une prise de sang plus tard, celui-ci se montre rassurant : le foie, les reins fonctionnent bien. Le diagnostic est simple : Pépé est vieux. 15 ans et demi, sur la frise accrochée au mur de la salle d’attente, ça correspond à environ 80 ans chez un humain. Tous nos octogénaires n’ont pas la chance d’être aussi en forme que mon Pépé, qui se déplace bien (du moins horizontalement ; la verticale ce n’est pas ça mais ce n’est pas une nouveauté), joue, mange et boit bien.

De deux choses l’une : on assiste à une fonte musculaire due à une baisse de son activité qui nous a échappé (mais qui s’explique facilement par son arthrose), ou bien son métabolisme se dégrade et tout en mangeant toujours de bon appétit, il n’assimile plus suffisamment de nutriments pour s’entretenir. Résultat des courses, il ne pèse plus que 3,8kg, une vraie plume.

 

Pendant ce temps, Mademoiselle enfle. À vue d’œil. Moui bon j’exagère peut-être un petit peu. Je ne l’ai pas pesée, mais elle donne vraiment l’impression d’avoir pris tout le poids que son frère a perdu. Comme elle a eu une visite technique assez récemment et que tout allait bien, je suppose que ce n’est « que » parce qu’elle se goinfre, mais ça m’embête. Parce qu’un régime alimentaire par chat, on a testé à une période, et c’est juste pas possible. A l’époque, c’était : régime hypocalorique (déjà) pour Mademoiselle, régime hypoallergénique pour Empereur, régime « senior » pour Pépé (enrichi en je ne sais plus quoi pour limiter l’évolution de ses becs de perroquet). Problème, les seules croquettes appétentes dans le lot étaient celles d’Empereur, tout le monde se ruait donc dessus. Au final, les trois avaient un régime mixte « senior trop gros et allergique », avec un tout petit bénéfice de chaque.

Du coup, comment faire pour empêcher Mademoiselle d’exploser pendant que Pépé fond ? Si quelqu’un a une idée lumineuse…

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Alimentation de la femme enceinte

8 Nov

En relisant sur mon forum préféré une question récurrente « ai-je le droit de manger ceci pendant ma grossesse », j’ai eu envie de développer un peu le sujet.

On lit ou entend beaucoup de consignes sur ce qu’il faut ou ne faut pas manger pendant la grossesse, de quoi paniquer beaucoup de futures mamans (« oh mon Dieu j’ai mangé une crevette avant de faire mon test de grossesse, je suis un monstre »).

Entre votre grand-mère qui vous dit de manger pour deux et les campagnes du PNNS qui vous martèlent de ne pas manger gras ni sucré ni salé, vous avez de quoi devenir chèvre. Une fois qu’on vous rajoute de ne manger ni foie gras ni saumon pendant les fêtes, la déprime n’est pas loin. Quand vous souffrez de nausées et que le seul aliment qui vous fasse envie est « interdit », idem.

 

Alors que faire ?

Le plus important est de manger équilibré : pour ça les recommandations du PNNS sont un bon point de départ quand on ne connaît rien à la nutrition. Manger équilibré, c’est important tout le temps, et pendant une grossesse, ça vous assure que votre bébé ne manquera de rien (ou que VOUS ne manquerez de rien parce qu’il aura pompé toutes vos maigres réserves).

Pour ce qui est des interdits alimentaires, c’est plus compliqué : il y a diverses raisons d’éviter tel ou tel aliment, certaines scientifiques, d’autres farfelues (non, votre enfant n’aura pas de grands pieds parce que vous aurez mangé du fromage de chèvre un soir de pleine lune).

Les aliments que nous consommons renferment des germes variés, dont certains peuvent altérer la qualité de l’aliment, et d’autres rendre malade celui qui les ingère : on parle de germes d’altération et de germes pathogènes. Certains pathogènes ne provoquent aucune altération et certains altérateurs ne rendent pas malade (ceux qui font le fromage par exemple) ; la nature étant bien faite, souvent les deux types se développent parallèlement, et le germe altérateur va vous dissuader d’avaler l’aliment bourré de pathogènes.

Il arrive parfois qu’on ingère tout de même une nourriture contaminée, avec des effets variables : de rien à une hospitalisation d’urgence, en fonction du degré de nocivité du germe et de la réactivité de notre système immunitaire. Pour une femme enceinte, il y a en plus le risque que le germe contamine le fœtus, ou provoque une fausse couche. D’où l’idée d’interdire certains aliments « à risque » aux femmes enceintes.

Plutôt que de dresser une liste d’aliments interdits et d’autres aliments autorisés, sans savoir pourquoi la banane est dans telle liste et pas l’autre, je préfère connaître les principaux germes présentant un risque pour la grossesse, puis chercher où ils sont les plus fréquents, histoire de les éviter.

Là comme ça, j’en ai trois qui me viennent à l’esprit (mais je ne suis pas médecin, il y en a probablement d’autres, notamment dans d’autres régions du globe) :

Listeria monocytogenes : responsable de la listériose, qui peut conduire à un avortement spontané. Je vous laisse lire ce qu’en dit Wikipédia. Le saumon est un hôte naturel de cette bactérie. Elle est détruite par une bonne cuisson mais résiste au salage et au fumage. Le taux de Listeria monocyt. dans le saumon fumé que vous achetez est suffisamment faible pour qu’un adulte en bonne santé ne risque pas d’être malade, mais il peut (rarement, mais quand même) atteindre un niveau suffisant pour avoir des conséquences sur la grossesse. Pas mal de fruits de mer peuvent également en contenir.

Les salmonelles (presque toutes) : responsables de la salmonellose (vous aviez deviné). Provoque tout un tas de symptômes pas sympas (diarrhées, vomissements, toux, sang dans les selles…), qui affaiblissent particulièrement une femme enceinte (laissant la porte ouverte à d’autres choses encore moins sympas). Les salmonelles sont souvent retrouvées dans les œufs et le lait (m’en fous, je bois du lait UHT, en moins de 48h après ouverture de la bouteille, et je ne mange pas d’œufs crus ou même seulement moitié cuits).

Toxoplasme gondii (ce n’est pas une bactérie mais un parasite) : responsable de la toxoplasmose, qui a des conséquences variables sur la grossesse. Plus la grossesse avance dans le temps, plus le risque de transmission de la mère à l’enfant augmente ; le bon côté c’est que dans le même temps, la gravité des conséquences diminue. En début de grossesse, il y a risque de fausse couche, vers la fin de la grossesse le risque est surtout que le parasite se loge dans les yeux du fœtus et provoque des troubles de la vision (qui seront décelés plus ou moins tôt ensuite). En France, on vérifie au début de la grossesse si la mère est déjà immunisée contre ce parasite (i.e. elle l’a déjà rencontré et son système immunitaire sait le reconnaître très vite) : si c’est le cas, pas de problème, en cas de contact le parasite se fera massacrer par les défenses de la mère avant d’atteindre le bébé ; sinon, on vérifiera chaque moi par une prise de sang que le parasite n’a pas été ingéré. Ce toxoplasme se rencontre essentiellement sur les légumes (enfin dans la terre qui est dessus s’ils n’ont pas été bien lavés) et dans la viande pas très cuite. Si votre belle-mère vous dit qu’il faut vous débarrasser de votre chat maintenant que vous êtes enceinte, mettez-lui une baffe de ma part.

 

Pour ma part, j’avais choisi de ne plus manger de saumon ni de fruits de mer, de boire toujours autant de lait, manger mes trois yaourts quotidiens, manger la viande bien cuite (pardon, on dit « à point ») plutôt que saignante, et faire toujours autant de câlins à mes chats, et je ne pense pas changer de ligne de conduite pour mes futures grossesses. Ma sœur mangeait des fruits de mer pendant ses grossesses, mes neveux vont bien.

 

Ma conclusion :

Manger est risqué, vivre est risqué. On ne peut pas tout prévenir, mais on doit choisir, chaque jour, de faire ou ne pas faire ceci ou cela, en fonction des conséquences positives ou négatives pouvant survenir. Chacun détermine pour lui-même où est le curseur entre un risque acceptable et un risque inacceptable. Ne demandez pas « ai-je le droit de manger du saumon fumé pendant ma grossesse ? » ; demandez « quels sont les risques encourus si je mange du saumon fumé pendant ma grossesse ? ». Lisez, interrogez votre médecin, faites votre opinion, et décidez.

 

J’aime mes chats

5 Nov
  • quand ils viennent me piétiner quand je suis au lit ;
  • quand ils se mettent dans mes jambes alors que je n’ai pas allumé la lumière et avance au radar ;
  • quand ils viennent se coucher sur le clavier de l’ordinateur ;
  • quand leurs ronflements imitent les légers pleurs de mon fils ;
  • quand ils s’asseyent à côté de moi puis s’étalent doucement jusqu’à ce qu’il ne me reste qu’un quart de fesse sur le siège ;
  • quand, entendant mon réveil se mettre en marche, ils viennent miauler à côté du lit pour réclamer à manger ;
  • quand, après avoir mangé de l’herbe dans le jardin, ils rentrent vomir dans la maison (pas sur le carrelage hein, sur le paillasson c’est mieux) ;
  • quand, installés sur mes genoux, ils refusent obstinément d’en descendre si je veux me lever ;
  • quand ils réclament de la nourriture alors que leurs gamelles sont pleines (comme chez Maliki) ;
  • quand ils restent dans l’entrebâillement de la porte alors qu’il fait froid ;
  • quand ils trouvent que le gâteau qui refroidit sur la table fait un coussin vraiment bien moelleux, c’est sympa de l’avoir mis là ;

à chaque instant, je les aime.