Les accordéons antisexistes !

12 Sep

« Pour que les petits garçons puissent être et aimer ce qu’ils veulent, sans qu’on les emmerde » / « Pour que les petites filles puissent être et aimer ce qu’elles veulent, sans qu’on les emmerde »

c’est sur le blog « Maman, rodarde ! » : outils pour les garçons  / outils pour les filles

 

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Travaille ! (pourquoi ?)

11 Sep

Encore trente ans à tirer… mais peut-être que mes enfants verront une société neuve où on peut travailler ET profiter de sa famille ?

Emma

Voilà le deuxième volet de ma BD sur la conciliation travail / temps libre ! A l’heure où les « fainéants » se font jeter des cailloux par notre cher président, je pense qu’il est temps de se demander qui est vraiment fainéant dans l’histoire ! Et de défendre notre droit à passer du temps hors de nos entreprises, sans en avoir honte 🙂

Ce sujet est un peu long et plus technique que les autres, mais il est essentiel pour comprendre comment tout le reste s’articule autour de ça ! C’est quand j’ai compris cette mécanique que tout s’est éclairé pour moi, alors je partage.

Un grand merci à mon poilu, à Tim et Imane pour leurs relectures entre deux vidages de fût, et aux copains du NPA pour leur topo sur le travail.

Quelques vidéos pour aller plus loin :

Une vidéo d’Usul sur Friot et le salaire à vie

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Alice est partie

23 Août

[Attention, je vais parler deuil périnatal vu de l’extérieur, passez votre chemin si le sujet est trop sensible]

 

7 août, assise dans le train qui me ramène à la maison, je reçois un texto, dont je vois les premiers mots « notre petite Alice ». Chic, C. a donc accouché, j’ouvre avidement le message pour découvrir heure de naissance, taille et poids, bref les infos classiques… Rien de tout ça. Je relis le message, une fois, deux fois, avant que mon cerveau accepte de traduire les mots. Alice est mort-née, son cœur a cessé de battre à quelques jours du terme.

J’arrive à la maison et je retrouve mes bébés. C. a deux autres enfants, une fille et un fils, lequel a juste un mois de plus que Tizozio. Je regarde mon bébé si rieur et tente d’imaginer cet autre bébé si loin qui ne doit pas comprendre pourquoi ses parents sont si malheureux tout d’un coup, cette grande sœur qui du haut de ses 3 ans doit se demander pourquoi la petite sœur attendue ne rentre pas à la maison avec Maman.

Je me dis que décidément, je ne tenterai jamais d’autre grossesse. On passe le premier trimestre à attendre la fameuse « écho des 12 SA », parce que bon, la plupart des fausses-couches ont lieu au premier trimestre. Quand on a franchi ce cap, on se détend un peu mais on attend « l’écho morpho » du second trimestre, celle qui peut annoncer des maladies/malformations… et après, on se croit tranquille, à l’abri. On appréhende un peu l’accouchement, mais de toute façon faut y passer alors… J’avais déjà lu/entendu des récits sur le deuil périnatal, mais finalement ce n’était dans mon esprit qu’un truc terrible mais rare, le genre de truc qui n’arrive qu’aux autres. Mais c’est ma meilleure amie qui est frappée, ma précieuse C. qui m’a si souvent offert son épaule pour pleurer, et que je suis terriblement impuissante à consoler aujourd’hui ; que dire, que faire face à une enfant morte avant d’avoir offert ses premiers sourires au monde ?

Deux semaines ont passé, les obsèques ont eu lieu. J’ai l’impression de trahir C. en n’ayant pas son Alice en permanence dans mon esprit, et en même temps je sais que c’est normal, je ne suis pas à sa place… J’aimerais pouvoir faire quelque chose, mais je n’ai que des mots à lui offrir, qui me semblent tellement vains…

Alice est partie mais elle a eu le temps de marquer nos vies.