Archive | Lecture RSS feed for this section

Ich werde singen – mit einer Stimme aus Feuer !

28 Nov

Van Canto, le retour !

…oui, mais pas seuls : le dernier album de mes dieux, Voices of Fire, est en effet en lien avec le roman du même nom (Feuerstimmen en VO) de Christoph Hardebusch.

Pour mon anniversaire, je me suis donc offert la panoplie complète : l’album, le roman, et l’audio-book. L’album est en anglais (pas encore eu le temps de l’écouter 😥 ), le roman donc en allemand, l’audio-book comprend le roman lu par un artiste allemand, Ferenc Husta, avec une musique d’accompagnement, et les chansons du roman interprétées par Van Canto.

feuer

Jusqu’à présent, j’ai pu :

  • écouter les Bardenlieder dans ma voiture, en mémoriser partiellement quelques-unes et réfléchir à une traduction pour une
  • écouter deux chapitres du livre, avec le bouquin sous les yeux pour mieux suivre : y’a pas à dire, ça donne une dimension toute autre au récit !
  • lire en entier le roman (en relisant parfois trois fois certains paragraphes, parce que je suis quand même sacrément rouillée).

Mon vœu du moment : relire le roman en entier avec l’audio dans les oreilles (mais je sais pas quand je trouverai le temps… je ne suis pas sûre d’être capable de faire ça dans le train).

Premier commentaire sur le roman (avec spoiler) :

C’est assez classique, on a deux personnages principaux, un homme une femme, confrontés à des événements surnaturels et dont les routes vont se croiser, et qui vont cheminer ensemble, pour finir par sauver leur monde en amoureux. Mon moi féministe a été agréablement surpris par deux aspects du roman : l’équilibre entre les deux héros (non, ce n’est pas le prince qui sauve la gentille idiote du danger qu’elle est incapable de reconnaître, mais deux personnages d’égale intelligence), et dans l’ensemble des personnages secondaires, voire tertiaires (une soldate par-ci, une baronne par-là, une arcaniste ici… les femmes sont présentes dans tous les rôles). On passe le test de Bechdel haut la main, et surtout avec naturel, et ça fait du bien. Du coup, j’ai bien envie de lire d’autres romans de Christoph Hardebusch (en plus, ça dérouillera un peu mes neurones germanophones).

 
Je vous laisse avec un extrait de l’album :
 

Publicités

Lecture pour nenfants : les histoires de Camille

7 Avr

Les cloches de Pâques* ont laissé dans le jardin non seulement des chocolats, mais aussi des livres, dont celui-ci :

Zozio l’a adoré, on a dû le lire environ 40251 fois en deux jours. J’ai moi-même beaucoup apprécié, je trouve les dessins très agréables, tout doux. Le Nounours de Camille a des expressions de personnage à part entière, même si c’est clair que c’est une peluche, ce qui a bien plu à mon Zozio (« Moi j’ai l’Ourson, Camille elle a son Nounours ! »). Le texte est bien écrit, il passe bien à l’oral sans reformulation, sans être simpliste pour autant.

Bref je sens que ma tirelire va encore prendre une claque ! Une quarantaine de titres dans la série… presque 200€ donc (même si je vais éviter certains titres je pense – va à l’hôpital, veut regarder la télévision, en visite au zoo…)

Et je me suis aperçue hier soir que l’éditeur était Hemma, qui accompagnait déjà mon enfance avec ses Contes pour Enfants sages. J’ai récupéré récemment certains tomes chez mes parents (manque le n°2, perdu, ou pas acheté à l’époque ?), et j’ai déjà apprécié les messages véhiculés par certaines histoires peu connues :- quand Benjamin va à la pêche, un poisson lui joue un drôle de tour… Benjamin l’attrape, mais devant les supplications du poisson, il décide de rejeter celui-ci à l’eau. Il est dit qu’il ne retourne plus jamais à la pêche par la suite.
– quand Mireille va à la pêche (avec son chat)… et sort un gros poisson de l’eau, elle entend ensuite un petit poisson pleurer « ils emportent ma maman ! ». Elle a de la peine et remet alors la maman poisson à l’eau (bon par contre, pour consoler son chat qui fait la tronche, elle lui dit « nous mangerons de saucisses »).
– quand les écureuils font remarquer au bûcheron qu’il détruit leurs maisons, celui-ci est tout désolé de n’y avoir jamais songé (bon après, les zanimaux étant bien sûr là pour rendre service à l’Homme, les écureuils lui proposent de « marquer » les arbres inhabités pour qu’il puisse continuer à bûcheronner).

Bref l’idée qu’on peut faire du tort aux animaux, et que c’est une mauvaise chose, est présente. Un brin d’antispécisme dans des contes pour enfant, ça me plaît !

Ce qui me plaît beaucoup moins, c’est la classification « fille/garçon/mixte » sur le site de l’éditeur (ouuuuuuf, les histoires de Camille sont « mixtes », je ne vais pas djendeuriser mon Zozio), qui renvoie à l’article sur le féminisme en librairie que je vous ai fait suivre récemment.

 

 

*Je vous ai entendus, hein, me traiter de cloche. Bon c’est pas immérité, vu que j’étais persuadée que la chasse aux œufs se faisait le lundi, et que dimanche en entendant le clocher carillonner je me suis dit zut, on n’a pas esquissé de plan diabolique pour planquer les chocolats avant que Zozio aille dans le jardin. Heureusement M. Moineau a assuré en disséminant rapidement les œufs et autres lapins pendant que j’infligeais une vérification de couche à Zozio.

Lecture : J’ai tout essayé !

23 Mar

J’en entends parler depuis des mois et des mois ; quasiment dans chaque discussion sur l’éducation non violente, je croisais le nom d’Isabelle Filliozat. Comme ces derniers temps, l’ENV s’estompait pour laisser la place aux cris et aux larmes, j’ai franchi les portes de la FN*C locale, et j’en suis ressortie avec deux livres de cette auteure :

J’ai tout essayé !

Ce livre illustré par Anouk Dubois présente des tas de situations quotidiennes, les réactions habituelles des adultes, explique ce que ces réactions entraînent dans le cerveau de l’enfant, et propose des alternatives. Acheté lundi midi, fini de lire mardi midi. Avec une interrogation : « mais bord*l pourquoi je ne l’ai pas lu plus tôt ??? ». Alors bien sûr, ce livre ne vous transforme pas instantanément en wonder-parent. Mais ça fait du bien d’avoir un regard différent de l’éducation « à l’ancienne » sur l’enfance. Je n’ai jamais cru qu’un bébé de 6 mois soit capable de faire un caprice ; avoir des explications sur ce qui se passe dans son cerveau dans telle situation me confirme ce qui me semble tellement intuitif  – mais ne l’est pourtant pas pour la génération de nos parents notamment ! Apprendre à se détacher des commentaires de l’entourage « tu devrais ceci / tu vas en faire un tyran / tu ne devrais pas cela…. ». L’auteure nous engage à ne pas écouter de conseils, mais à écouter notre enfant, et nous écouter nous-mêmes.

 

Au cœur des émotions de l’enfant

Non-illustré celui-ci c’est pour ça que je ne l’ai pas encore fini, mais plus détaillé dans la compréhension de l’enfant, son mode de fonctionnement. Il nous appelle également à guérir de notre propre enfance ; si pour ma part je ne traîne pas de grosse valise de ce côté-là, il y a tout de même certaines choses qui font écho en moi. Ce livre illustre aussi combien l’enfer peut être pavé de bonnes intentions, par exemple quand on veut consoler « trop vite » un enfant, avec un « ce n’est pas grave » ou un « mais non, il n’y a pas de raison d’avoir peur ! » : on veut que l’enfant retrouve le sourire, parce que ses larmes nous touchent (ou que ses cris nous énervent, aussi hein, ne nous mentons pas), mais au lieu de le rassurer, on lui envoie le message que ses émotions n’ont pas lieu d’être, qu’elles n’ont pas d’importance, voire nous dérangent. L’enfant enfouit ses émotions… jusqu’au moment où elles explosent (on peut les traîner comme ça jusqu’à l’âge adulte !).

Dans la semaine, j’ai constaté à trois reprises que j’arrivais à diminuer la durée d’une « crise » de Zozio, voire à éviter d’arriver à l’état de crise, en essayant la démarche empathique de l’auteure. Ça ne résout pas tout (une fois que je l’ai poussé à verbaliser qu’il est déçu de ne pas pouvoir rester plus longtemps dans le jardin, ben je veux toujours le faire rentrer à la maison, et il veut toujours rester dehors… et je manque de patience pour l’amener à considérer d’un meilleur œil le retour au chaud), mais je me dis qu’avec un peu de pratique, j’arriverai à instaurer une communication plus apaisée, et à être une meilleure mère.