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2 ans aussi

28 Déc

Ils me paraissent déjà loin, les 2 ans de Zozio

Quelques jours après l’anniversaire de Tizozio, et quelques jours avant la visite médicale des 24 mois, un petit point sur l’évolution de mon bébé 🙂

Tizozio parle. Beaucoup. Mais comme son frère au même âge, nous ne comprenons pas grand-chose à ce qu’il dit (il a un tout petit peu moins de vocabulaire « clair » même, mais comme il comprend manifestement très bien ce qu’on lui dit, je ne m’inquiète pas, je m’arme de patience).

Tizozio n’a pas toutes ses dents : les 4 dernières molaires se font attendre, j’ai l’impression que celles du bas progressent mais elles sont loin d’être sorties.

Tizozio aime que le monde se plie à ses exigences : allumer la lumière, non, pas celle-là, l’autre, oh puis finalement, éteint c’était mieux ; « a-pOt' » (la porte ! : il faut ouvrir au chat pour qu’il puisse sortir, ou fermer pour une raison inconnue).

Tizozio agace son frère en lui piquant ses jouets / démolissant ses constructions, mais Tizozio se précipite pour lui faire un câlin quand ça ne va pas. Tizozio fait de gros câlins aux ours qu’il a eus pour son anniversaire. Il faudra quand même trouver plus petit comme doudou quand il ira à l’école.

Tizozio mange seul et veut maintenant s’habiller seul (enfin parfois). Il met son écharpe quand il veut sortir, et arrive presque à enfiler son pantalon.

Tizozio joue un peu avec la cuisine qu’il a eue pour Noël, même s’il préfère largement les casseroles de Papa (on sait au moins d’où vient l’expression « batterie » de cuisine). Et les croquettes des chats, c’est tellement mieux que les légumes en bois !

Bref, Tizozio grandit, et m’émerveille chaque jour de ses sourires (entre deux séances de hurlement parce que j’ose vouloir changer sa couche, couper ses ongles, l’emmener au bain… deux ans).

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Accompagner une « sortie » scolaire

5 Déc

La semaine dernière, une animation avait lieu dans l’école de Zozio nécessitant la participation de quelques parents d’élèves, et il avait été très déçu que je ne fasse pas partie des heureux élus. Du coup, apprenant lundi qu’il fallait des accompagnateurs pour aller au spectacle de Noël jeudi, je me suis dit « pourquoi pas, le trajet est hyper court et je pourrai passer une partie de la matinée avec mon bonhomme ».

Sauf que lundi soir… Zozio a 39°c, donc pas question qu’il aille à l’école mardi, et je suppose que mercredi d’autres parents se seront déjà proposés. Et puis le mardi, comme la fièvre est toujours là, M. Moineau commence à envisager que Zozio ne soit pas trop d’attaque pour le jeudi, il me dit qu’on devrait demander s’il est possible de ne l’amener que pour le spectacle. Du coup, mercredi midi, je vais à l’école à l’heure de la sortie, et propose à l’institutrice d’arriver à l’heure du spectacle avec mon Zozio, d’accompagner la classe et repartir ensuite avec mon Zozio sous le bras. Elle me dit « oh oui bien sûr pas de souci ! », l’affaire est donc entendue.

Jeudi matin, Zozio peine à se lever malgré le rappel du spectacle qui l’attend (faut dire qu’il s’était réveillé en pleine forme vers 2h du matin), mais parvient finalement à s’extraire du lit. Il a du mal à comprendre ce qui l’attend (« est-ce que tu restes avec moi dans l’école ? – non, on va à la salle des fêtes » répété 20 fois le temps du trajet…). Nous arrivons devant l’école, quelques parents patientent devant l’entrée. Bientôt la directrice nous fait entrer dans le hall, puis les classes arrivent. Nous sommes du coup 3 parents pour la classe de Zozio, dont une maman manifestement habituée aux sorties. L’instit ouvre la marche, l’Atsem ferme la file, les trois parents nous répartissons le long de la colonne, et c’est parti ! En chemin, je refais un lacet – un exploit quand on voit comme j’ai du mal à refaire les miens, mais me sens sinon plutôt inutile. Une fois à la salle de spectacle, la plupart des gosses enlèvent leur manteau sans aucune aide, et patientent presque dans le calme jusqu’au moment d’entrer dans la salle. Les deux autres classes entrent les premières, nous sommes installés les derniers – au moins, je suis juste derrière mon Zozio.

Début du spectacle, pas de rapport direct avec Noël, je n’accroche pas trop mais les gosses ont l’air d’apprécier la construction d’une machine volante indéfinie (à l’issue de la représentation, la comédienne demandera d’ailleurs aux enfants de quoi il s’agit… et obtiendra des réponses très variées 😉 ). Nous sortons les premiers, j’attache 3 manteaux, ramasse une écharpe (« c’est à qui ? – à Elyne ! – euh oui mais… c’est qui Elyne ? »), c’est reparti… le même garçon qu’à l’aller a un lacet défait (l’autre), je l’arrête le temps de le rattacher. Son copain et lui ont tendance à zigzaguer, je finis par prendre la main de l’un d’eux, un peu étonnée qu’ils me suivent ensuite parfaitement sagement… c’est un peu à ça que je mesure l’expérience des deux autres parents présents : ils n’hésitent pas à s’adresser aux gosses comme aux leurs propres, notamment pour ramener dans le rang ceux qui ont du mal à suivre.

De retour à l’école, les gosses ôtent leurs manteaux en deux temps trois mouvements pour rentrer en classe ; la maîtresse remercie chaleureusement les accompagnateurs, qui repartent avec leur môme sous le bras (avec une décharge, même si ce n’est qu’avec 15 minutes d’avance sur l’horaire normal – rien à signer pour moi puisque Zozio était noté absent).

 

Bilan :

  • mon Zozio a apprécié le spectacle, moi moins mais j’étais juste contente d’y assister avec lui (et du coin de l’oeil, d’observer les rapports entre les enfants et leurs encadrantes habituelles – ça ne coûte rien de confirmer une bonne impression).
  • des enfants de 3-4 ans, même en troupeau, ça peut marcher bien plus vite qu’une dinde en fin de gestation : heureusement qu’il y avait moins de 500m à faire, j’aurais eu du mal à suivre sinon ^^
  • j’ai (presque) hâte de renouveler l’expérience 🙂

Lundi 16, journée pourrie

26 Nov

Avec deux rayons de soleil quand même : l’annonce de l’accouchement de ma meilleure amie, et la découverte de sa « nouvelle » chambre par Zozio.

 

Rappel : j’avais 3 rendez-vous à l’hôpital : anesthésiste, diabéto, sage-femme. M. Moineau a auto-école, je suis obligée d’emmener Zozio avec moi. Comme le moniteur doit déposer mon homme vers 16h à la maternité (ils doivent venir dans le coin), je me dis que ça ira, pour les deux premiers rendez-vous pas tellement besoin d’intimité, et pour le dernier Zozio devrait être avec son Papa.

Déjà aux admissions on me fait remarquer que je suis en retard (ben oui au lieu de donner les rdv 1/4 d’h plus tôt, ils disent de venir 1/4 d’h plus tôt que le rdv… mais j’avais zappé ce détail donc j’avais pas pris assez de marge).
Le premier rdv s’est quand même plutôt bien passé, pas franchement intéressant vu que la SF aurait aussi pu répondre à mon unique question (« la péri, c’est en auto-gestion ? »), mais la doc s’est pas éternisée et a été patiente vis à vis des interruptions de Zozio, elle avait même un grand sourire en répondant à son « au revoir ! » enjoué à la fin.

On sort de la maternité pour aller au pavillon diabéto, sous la pluie, obligés de marcher sur la voie car il y a des bagnoles garées sur tout le trottoir . On est quand même en avance, 14h45 pour 15h10. La salle d’attente est surchauffée, l’heure du rendez-vous arrive, puis est dépassée… je commence à calculer à quelle heure je dois abandonner pour me rendre au rendez-vous sage-femme quand, en relisant les convocations, je me rends compte que ce dernier est bien plus tôt que je croyais… 15h30 et non 16h10, je devrais déjà avoir changé de bâtiment !!! J’attrape Zozio sous le bras et nous volons vers la maternité (toujours sous la pluie et sur la chaussée). À peine le temps de l’asseoir dans la salle d’attente, on m’appelle. La SF est aimable mais sans plus, je n’accroche pas spécialement… en plus je m’étais dit que je refuserais le toucher vaginal à cause de la présence de mon fils, mais comme l’examen se résumait pratiquement à ça, je n’ai pas osé (bon il a l’habitude de me voir nue mais c’est quand même particulier). Pas d’échographie (y’a une affiche qui dit que ça nécessite du calme et que donc les enfants ne sont pas admis en salle d’écho, OK, mais elle ne m’a même pas dit « désolée je peux pas vous la faire vu les circonstances », donc je suppose que je n’en aurais pas eu même si j’avais été seule), par contre un sermon sur le fait que j’avais consulté un généraliste pour mon diabète (elle laissait clairement entendre que non seulement un MG ne sait pas traiter le diabète gesta, mais qu’en plus il est incapable de se déclarer incompétent). Je lui explique que j’aurais dû voir la diabéto avant elle mais que vu le retard je n’avais pas pu… déjà elle n’a pas pu admettre que l’infirmière diabéto m’avait collé son rendez-vous entre l’anesthésiste et elle, c’était sûrement moi qui m’était trompée (si elle savait… j’entends encore ladite infirmière me dire « mais non pas de souci même si on a du retard, les SF ont l’habitude d’attendre » ). Du coup elle appelle le service diabéto pour dire que je suis là et demander s’ils pourront bien me voir ensuite (et au tél… « oui alors la dame a vu son médecin traitant qui lui a dit de… » non mes MG ne m’ont pas « dit de », ils m’ont proposé les soins que j’étais psychologiquement capable de mettre en place). À la fin elle me demande si j’ai des questions, mais j’ai oublié tout ce que j’avais préparé, et de toute façon y’a plus vraiment le temps…
Mon homme me rejoint ensuite et nous retournons en diabéto… et attendons… attendons… dans la salle toujours surchaffée. Enfin mon tour, la doc insiste toujours pour que je fasse l’insuline tous les jours, mais elle admet plus clairement que la fois d’avant que ce n’est pas au petit-déjeuner qu’il faut la prendre, mais lors des en-cas. La conversation est beaucoup plus apaisée que la fois précédente, du coup je me sens plus détendue pour la suite, les injections me semblent moins une corvée sans raison logique.

Au final j’ai une prescription pour un suivi une fois par semaine (enregistrement du coeur de Tizozio) ; quand j’ai précisé que je n’avais pas trop envie de venir toutes les semaines, la SF s’est rappelé l’existence des sages-femmes libérales, et hourra, je peux faire ça dans mon village. Mais je dois quand même retourner à l’hosto au bout de deux semaines (SF+ diabéto… XP )… toujours pas d’écho prévue à ce que j’ai compris (ils me gavent depuis deux mois à coups de « vous risquez de faire un gros bébé », mais ils ne surveillent plus sa croissance… Logique où es-tu ???). Du coup j’hésite à retourner voir Dr Chauve, il m’avait dit que je pourrais lui demander une écho en plus si besoin… mais ça me saoûle d’aller encore jusqu’à la ville.

De plus pendant toute ces heures passées à l’hôpital, je me demandais si Mademoiselle serait encore en vie quand on rentrerait… pas mangé depuis la veille, alors qu’elle déclinait déjà depuis quelques temps (2,6kg seulement lors de la visite 10 jours plus tôt…). Quand on arrive elle bouge encore faiblement mais est incapable d’avaler quoi que ce soit. J’appelle le véto, je me raccroche à l’espoir qu’elle pourra être hospitalisée et nourrie par intraveineuse le temps de se requinquer… mais non, quand il l’examine, il me dit que ce n’est pas passager, c’est la continuité de ses problèmes des derniers mois ; pour lui, probablement des métastases de la tumeur dont elle avait été opérée l’an dernier. J’appelle M. Moineau pour lui confirmer ce qu’il craignait : je rentrerai à la maison avec un corps sans vie.