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Casse-tête des sièges-auto, c’est reparti !

28 Sep

Retour sur les épisodes précédents : Zozio avait été équipé à la naissance d’une coque Creatis de BébéConfort, hors de prix (environ 200€ je crois) et pas top (trop petite dès 8 mois). Avec l’aide du site Sécurange, qui a bien grandi depuis, j’avais ensuite opté pour un Max-Way de Britax, hors de prix aussi (270€, frais de port offerts) mais qui a duré déjà 3 ans. Puis, à pas tout à fait 4 ans, Zozio est passé face à la route dans un Solution X-fix (0€, c’est celui de ses grands cousins – merci ma sœur !).

Comme j’utilise désormais deux voitures : ma clio 3, et le scenic de mes parents, le second de préférence pour les trajets en famille (parce que la 3 portes pour installer et harnacher les mômes, c’est moyennement pratique), mais la clio de préférence pour déposer Zozio à l’école avant de filer au bureau (rapport au fait que c’est 4 jours par semaine et que le scenic consomme beaucoup plus), j’ai investi dans un second réhausseur (Nania Befix SP, 46€+20€ de frais de port).

Donc, depuis sa naissance et pour les années à venir, nous avons investi un peu moins de 550€ pour la sécurité de Zozio en voiture.

 

Naissance de Tizozio : M. Moineau trouvait la Creatis bien suffisante, on l’a donc utilisée pendant environ 8 mois. Quand elle est devenue trop petite, j’ai acheté une Nania BeOne (45€, presque remboursée en revendant la Creatis 40€ sur LeBonCoin). Pourquoi cette coque de transition et non un passage direct dans le Max-Way libéré par son frère me direz-vous ? Et bien parce que ce dernier était inutilisable, suite à un démontage complet pour laver les sangles (Zozio avait vomi copieusement pendant un trajet) et un remontage au cours duquel j’ai cassé certains blocs de polystyrène. Et parce que le Scenic comporte des trappes au sol, pas trop compatibles avec l’installation d’un siège à jambe de force.

Finalement, cet été, j’ai testé de placer le Max-Way sur la place centrale, et youpi, ça passe (sans gêner Zozio dans son Solution X-fix). Du coup, j’ai commandé des blocs de polystyrène de rechange (pour la modique somme de 56€), j’ai démonté et remonté avec moultes précautions le siège, et je me suis dit « ouf, c’est réglé ». Mais en fait, M. Moineau a trouvé que le siège au milieu, pour la visibilité c’était pas ça. Et je dois avouer qu’autant pour rouler ça ne me gêne pas trop (pas plus qu’un adulte assis à l’arrière disons), mais pour faire les marches arrière c’est franchement gênant (non, je ne sais pas me servir de mon rétro de droite). Me voilà donc avec deux options :

  1. combler la trappe derrière le siège conducteur pour pouvoir installer le Max-Way là où il ne gêne pas du tout ;
  2. revendre le Max-Way pour financer l’achat d’un Two-Way (245€, plus frais de port), qui n’a pas de jambe de force ; problème Tizozio atteint déjà 13kg donc l’installation d’un nouveau siège est assez urgent, et je ne pense pas pouvoir revendre le Max-Way aussi vite que la Creatis (et puis 270€ d’origine +56€ de polystyrène, je ne vais pas vraiment rentrer dans mes frais en le vendant d’occase).

 

L’option 1 est triplement séduisante : environ 20€ de matériel, rapide à mettre en œuvre (suffit de se bouger jusque chez Bricotruc), et puis le côté anti-gaspi (un peu sentimental aussi) de réutiliser pour Tizozio les affaires de son grand frère. Mais j’aurais préféré que Renault fournisse du matériel pour combler la trappe (certaines marques le font), plutôt que de faire ça artisanalement (c’est du coup le seul avantage de l’option 2, le niveau de confiance dans l’installation finale).

Je me laisse encore quelques semaines pour décider…

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Les accordéons antisexistes !

12 Sep

« Pour que les petits garçons puissent être et aimer ce qu’ils veulent, sans qu’on les emmerde » / « Pour que les petites filles puissent être et aimer ce qu’elles veulent, sans qu’on les emmerde »

c’est sur le blog « Maman, rodarde ! » : outils pour les garçons  / outils pour les filles

 

Alice est partie

23 Août

[Attention, je vais parler deuil périnatal vu de l’extérieur, passez votre chemin si le sujet est trop sensible]

 

7 août, assise dans le train qui me ramène à la maison, je reçois un texto, dont je vois les premiers mots « notre petite Alice ». Chic, C. a donc accouché, j’ouvre avidement le message pour découvrir heure de naissance, taille et poids, bref les infos classiques… Rien de tout ça. Je relis le message, une fois, deux fois, avant que mon cerveau accepte de traduire les mots. Alice est mort-née, son cœur a cessé de battre à quelques jours du terme.

J’arrive à la maison et je retrouve mes bébés. C. a deux autres enfants, une fille et un fils, lequel a juste un mois de plus que Tizozio. Je regarde mon bébé si rieur et tente d’imaginer cet autre bébé si loin qui ne doit pas comprendre pourquoi ses parents sont si malheureux tout d’un coup, cette grande sœur qui du haut de ses 3 ans doit se demander pourquoi la petite sœur attendue ne rentre pas à la maison avec Maman.

Je me dis que décidément, je ne tenterai jamais d’autre grossesse. On passe le premier trimestre à attendre la fameuse « écho des 12 SA », parce que bon, la plupart des fausses-couches ont lieu au premier trimestre. Quand on a franchi ce cap, on se détend un peu mais on attend « l’écho morpho » du second trimestre, celle qui peut annoncer des maladies/malformations… et après, on se croit tranquille, à l’abri. On appréhende un peu l’accouchement, mais de toute façon faut y passer alors… J’avais déjà lu/entendu des récits sur le deuil périnatal, mais finalement ce n’était dans mon esprit qu’un truc terrible mais rare, le genre de truc qui n’arrive qu’aux autres. Mais c’est ma meilleure amie qui est frappée, ma précieuse C. qui m’a si souvent offert son épaule pour pleurer, et que je suis terriblement impuissante à consoler aujourd’hui ; que dire, que faire face à une enfant morte avant d’avoir offert ses premiers sourires au monde ?

Deux semaines ont passé, les obsèques ont eu lieu. J’ai l’impression de trahir C. en n’ayant pas son Alice en permanence dans mon esprit, et en même temps je sais que c’est normal, je ne suis pas à sa place… J’aimerais pouvoir faire quelque chose, mais je n’ai que des mots à lui offrir, qui me semblent tellement vains…

Alice est partie mais elle a eu le temps de marquer nos vies.