Branle-bas de combat !

6 Juin

Dimanche matin, après un petit-déjeuner plutôt calme, Tizozio commence être grognon, tandis que son grand frère a très envie de jouer à n’importe-quoi-pourvu-que-ça-fasse-du-bruit. Pour retrouver un peu de calme, je décide donc d’habiller tout le monde et de faire un tour dans le village. Une fois dehors, Zozio me demande si « on va visiter l’appartement de Papi et Mamie ». Rien n’a changé depuis la dernière fois qu’il y a été, mais je me dis que pourquoi pas, ça rallonge la balade (et donc la paix relative de mes oreilles). Une fois sur place, je décide d’appeler ma mère pour l’informer de l’avancement des choses (ça y est, l’électricité est ouverte, et la chasse d’eau est réparée). Pendant que je téléphone, Zozio fait voler Ourson à travers la pièce, passe d’une pièce à une autre (je le suis partout, faudrait pas qu’il lui vienne l’idée d’ouvrir une fenêtre). Après un moment, Tizozio se réveille, commence à râler, je raccroche donc et remets précipitamment mon manteau, et nous redescendons au plus vite auprès de la salvatrice poussette. Tizozio se rendort en deux minutes, nous rentrons tranquillement à la maison, tout va bien, enfin…

Vous sentez venir le drame ?

Quelques minutes après notre retour, Zozio vient me demander :

Maman, où il est Ourson ?

Avec la bonne humeur que suscite habituellement cette question, je réponds un truc du genre « ben où l’as-tu mis ? ». Je regarde vite fait dans les endroits habituels (poussette, bureau, cuisine), pas d’Ourson. L’évidence s’impose à moi : nous avons oublié Ourson à l’appartement de mes parents. Youpi, on va devoir y retourner cet après-midi (c’est pas loin, mais l’aller-retour en poussette, ça tire quand même sur les pattes).

M. Moineau décide de prendre la voiture pour aller chercher le pauvre abandonné pendant que nous finissons de manger, histoire que la sieste puisse ensuite démarrer sans trop de difficultés. Mais une demi-heure après, il revient bredouille : il a fait tout le tour du logement, deux fois, trois fois… rien. Pas d’Ourson. (Rappelons qu’à ce stade, le logement en question est vide, il semble donc difficile de ne pas voir un ours perdu sur la moquette). Ourson se serait donc égaré sur le chemin du retour ? Diantre ! Comment est-ce possible ??? M. Moineau repart en voiture dans l’espoir de le retrouver. Je suis d’avis que refaire le chemin à pied nous donne plus de chances de retrouver l’ami poilu de Zozio, je remets donc le bébé dans la poussette, le grand dans ses baskets, et hop, en route. Je scrute le moindre recoin de trottoir, mais nous atteignons l’immeuble de mes parents sans avoir rien trouvé. Sur le retour, j’essaie de me souvenir de toute notre conversation du matin, et interroge Zozio tous les 10 mètres : « là, tu te rappelles, tu m’as demandé ce que c’était ce panneau, tu te souviens si Ourson était encore avec toi à ce moment-là ? ». Mais mon pauvre bonhomme n’est qu’incertitude, et même s’il semble qu’Ourson ait disparu tôt après que nous ayons quitté l’immeuble, difficile de rien affirmer. Trajet de retour encore bredouille, je me dis que quelqu’un l’a ramassé pour…

  • le déposer dans un commerce ? dommage, ils seront tous fermés demain lundi, donc si c’est ça on ne le reverra pas avant mardi au mieux ;
  • le prendre pour le déposer demain aux objets trouvés (la mairie) ?
  • l’emmener chez lui pour faire une annonce sur les rézosociaux (qu’on ne verra que dans 30 ans vu qu’on n’est pas abonnés aux structures locales) ?

Je tremble à l’idée qu’on ne reverra jamais ce brave Ourson, compagnon de Zozio depuis déjà 4 ans, objet d’une folle passion depuis environ 3 ans…

De retour à la maison, Zozio parvient à s’endormir. Pendant son sommeil, je dessine trois portraits d’Ourson, que je projette de placarder dans la future résidence de mes parents, avec un message-type (disparu – si vous avez vu cet Ourson, merci d’appeler le 01 01 01 01 01 – forte récompense). Je suis désespérée, je m’en veux de ne pas avoir été plus attentive pendant le trajet, de ne pas avoir pu imaginer qu’Ourson tomberait des mains de Zozio.

16h30, je vais réveiller mon garçon, dont les premiers mots sont alors « mais où il peut bien être, Ourson ? ». Gloups. Je ne veux pas lui mentir, on ne sait pas si on le retrouvera un jour (« mais pourquoi ? »), mais on va tout faire pour.

La journée se termine, pendant que je lis l’histoire du soir, M. Moineau cherche sur le Net un sosie d’Ourson ; ouf, il en existe d’occasion qui semblent en très bon état sur les photos, on va tenter. Il me laisse regarder ses trouvailles, me charge de passer la commande pendant qu’il va finir la vaisselle. Je choisis un exemplaire en vente directe sur ebay, saisis mon numéro de CB, clic et clic et voilà, on devrait l’avoir dans quelques jours, à défaut de retrouver jamais le Vrai, le Véritable Ourson. Légèrement soulagée, je me lève, me tourne vers mon propre bureau pour attraper mon bouquin et…

 

 

 

mais. Quelle est cette forme beige qui attire mon œil vers la chaise sagement rangée sous la table du salon ? Non ??? pas possible ! Je l’attrape… c’est bien lui !!!! Alleluiah ! Alleluiah !

 

Résumons : en moins de 10 minutes après notre retour à la maison, Zozio avait donc :

  • posé Ourson sur une chaise alors qu’il s’était caché sous la table
  • laissé Ourson sur place en quittant sa cachette
  • oublié où il l’avait laissé
  • oublié qu’il l’avait bien avec lui au retour de la promenade

Et moi, n’imaginant pas qu’il puisse perdre la mémoire aussi vite, et me souvenant d’Ourson volant dans le salon vide de mes parents, me suis jetée sur l’hypothèse qu’il était resté sur place – étant incapable de me rappeler si oui ou non, cette fichue boule de poils étaient dans les mains de son propriétaire pendant le trajet retour. Je vous le dis, à l’avenir, Ourson nous attendra sagement à la maison quand on partira se promener.

Bref, Ourson a ensuite regagné le lit de Zozio, qui a ainsi pu entreprendre de lui raconter tout ce qu’il avait manqué de sa journée (et le gronder un peu au passage « mais aussi, pourquoi tu as pas répondu quand on t’appelait ? »), avant de s’endormir enfin, le cœur léger.

Publicités

2 Réponses to “Branle-bas de combat !”

  1. waitylily 6 juin 2016 à 18 h 05 min #

    Ah les doudous! Ce qui est bien dans cette histoire c’est que tu auras maintenant un sosie d’Ourson si il lui reprend l’envie de s’égarer 😉

    • Moineau 7 juin 2016 à 7 h 21 min #

      Oui on sera paré pour une prochaine fois ^^

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :