Livraison en 58 heures (jour 2)

18 Jan

Pas de petit-déjeuner avant la prochaine étape, je suis joie heureusement pour pas mal de monde que je ne pratique pas le vaudou.

Après la mécanique, les hormones

Premier examen du matin : col à 2,5 (qu’on m’achève), je m’attends à ce qu’on m’annonce la pose d’ocytocine bientôt, comme indiqué au téléphone « Ah mais non, l’ocytocine ce sera seulement demain si le travail n’a pas démarré avant ». QUOI ??? comment ça on attend encore 24h ??? OK, je vois : c’est un complot, ils cherchent à remplir le service de psychiatrie.

Un monito, puis on me confirme la pose d’un tampon de propess dans la matinée. Après un petit délai de surveillance, j’ai le droit à mon déjeuner – végé. Je m’ennuie un peu, je suis fatiguée et j’ai beaucoup de mal à finir mon Alpha & omega ; heureusement, M. Moineau m’avait offert un livre illustré sur les chats (choisi avec Zozio), que je peux feuilleter sans solliciter trop de neurones, et j’ai toujours ma musique – j’alterne Van Canto, Within Temptation, Blind Guardian…

Dilatation… ou pas

En milieu de journée, c’est une élève-SF qui m’examine, et qui annonce un col à 4, mais a du mal à énoncer les autres caractéristiques. La titulaire lui dit ce qui a été noté au tour d’avant, l’élève finit par dire que « oui, c’est pareil ». Je n’y prête pas attention, je ne retiens que le chiffre… GRAVE erreur. Après cet examen on me ramène dans ma chambre, je continue mes lectures. Je commence à avoir des sensations de gêne dans le ventre, assez régulièrement, je me dis qu’enfin les choses avancent. Quand on vient me voir, je mentionne ces sensations, le monito confirme que ce sont bien les contractions, mais quand je précise que ce n’est pas douloureux, on me répond « Alors vous n’êtes pas en travail ». OK. Pourtant, j’en connais, des nanas qui ont failli accoucher dans leur salon parce qu’elles étaient arrivées à dilatation complète ou presque avec des douleurs supportables… Je demande si on peut quand même m’examiner, mais « non non, ce n’est pas la peine ». Bon, ils se torchent avec mon consentement quand ça les arrange, mais quand je réclame moi-même un examen (qui coûte quoi… une paire de gants et 5 minutes de salaire de la SF ?), on m’envoie paître :-/ J’insiste, M. Moineau est là et si les choses avancent, autant qu’il reste, alors que si ça stagne, il sera mieux auprès de Zozio. Finalement, on me dit que j’aurai droit à un TV à la fin du prochain monito. Le temps passe, passe… je fais un malaise : en allant aux toilettes, je me sens essoufflée comme si j’avais grimpé 3 étages, et je ressens un poids sur ma poitrine. Je sonne, et perçois un échange dans le couloir « C’est la 16 – Ah, elle doit vouloir qu’on l’examine », suivi d’un éclat de rire. OK ben si je vous fais chier dites-le hein… moi j’ai pas demandé à venir.

Finalement M. Moineau rentre à la maison, et moi j’ai droit à un électrocardiogramme qui sera parfaitement normal. Le soir, on m’apporte à nouveau des serviettes de toilettes pour les douches à la bétadine. Je zappe les cheveux, j’en ai marre de leur cirque, je regrette d’avoir cédé pour ce déclenchement… et puis je commence à avoir mal à force de contracter, même si chaque contraction est isolément presque indolore (pas pire qu’un point de côté), le cumul commence à se faire sentir. Vers 22h je demande quelque chose pour dormir, on me donne de l’atarax. Malgré ça, la douleur me réveille vers 0h30. J’appelle mon homme, j’ai envie qu’il vienne, il me raisonne : s’il y en a encore pour toute la journée, pas la peine qu’il quitte le lit si vite…

Effectivement, la SF qui répond à mon coup de sonnette m’annonce un col à… 2,5, presque 3. Je ne comprends plus rien. J’ai passé l’après-midi à m’imaginer à 6, voire plus, sur la base du 4 annoncé le midi… mais en fait rien n’avait bougé depuis le matin ??? Après coup, je suppose donc que l’élève s’était trompée sur ce fameux 4, mais qu’on n’a pas jugé utile de me le préciser clairement. Nouvelle dose d’atarax, qui durera cette fois jusqu’à ce qu’on vienne me réveiller…

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12 Réponses to “Livraison en 58 heures (jour 2)”

  1. eofdcjuf 18 janvier 2016 à 22 h 48 min #

    Ok, je ne connaissais pas vraiment ce que pouvait être un déclenchement (je veux dire à part que c’est chiant et que ça fait encore plus mal) mais là j’entrevois le truc, et j’espère que tu as réussi à digérer un peu ou du moins que de l’écrire te fait du bien!
    Bises

    • Moineau 18 janvier 2016 à 23 h 11 min #

      Oui l’écrire fait du bien. Après tous les déclenchements ne sont pas aussi lourds, pour mon premier ça n’avait duré « que » 14h30.

  2. La chanceuse 19 janvier 2016 à 8 h 32 min #

    Sympa l’ambiance. C’est du foutage de gueule. Je comprends ton énervement et ta lassitude. J’aurai réagi pareil.

    • Moineau 21 janvier 2016 à 16 h 13 min #

      Heureusement j’ai pu voir la psy du service quelques jours plus tard, et pointer avec elle les erreurs de communication et tout ce qui avait fait que je m’étais sentie mal pendant cette phase de préparation… après même si elle transmet mes remarques, ça ne changera pas forcément grand-chose :-/

  3. ptbichon 19 janvier 2016 à 9 h 46 min #

    J’avoue, j’arrive pas à comprendre pourquoi ils sont passés par toutes ses étapes. Il y a quelques choses qui m’échappe.
    Heureusement qu’au bout il y avait la « récompense » avec la venue au monde de Tozozio.

    • Moineau 19 janvier 2016 à 9 h 54 min #

      Je crois qu’ils espéraient obtenir un début de travail par des méthodes « douces », et qu’au fur et à mesure on passait à des trucs pouvant entraîner plus de complications vu que ça venait pas. Mais au fond ça confirme qu’il n’était pas si urgent de déloger mon bébé :-/

      • ptbichon 19 janvier 2016 à 9 h 56 min #

        Oui ça montre que Tizozio avait pas trop envie d’être délogé.

  4. Peuvent-ils souffrir ? 20 janvier 2016 à 21 h 46 min #

    Pff vraiment quels guignols les soignants qui se sont « occupé » de toi ! Bichette…

    • Moineau 21 janvier 2016 à 16 h 16 min #

      Heureusement, vu la durée de mon séjour, j’ai vu défiler plein de gens différents et la majorité était aimable… mais le gros problème vient du fait qu’à mon arrivée, personne n’a vérifié que j’avais compris comment ça allait se passer. Si on m’avait dit « on va faire ça, après ça, puis selon l’évolution ça ou ça », avec les délais d’attente, je n’aurais pas espéré des choses qui ne pouvaient pas se produire… Maintenant j’en ai parlé à la psy, je ne sais pas si j’aurai le courage de faire en plus un courrier au service pour essayer que les choses se passent mieux pour les prochaines…

      • Peuvent-ils souffrir ? 21 janvier 2016 à 21 h 09 min #

        Je vois… J’espère que tu le vis pas trop mal après coup en tout cas.

      • Moineau 21 janvier 2016 à 21 h 34 min #

        Après un mois, ça va nettement mieux. En parler / écrire m’a vraiment fait du bien.

      • Peuvent-ils souffrir ? 21 janvier 2016 à 21 h 43 min #

        Tant mieux.

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