Livraison en 58 heures (prologue)

14 Jan

Attention, article long et décousu, même si j’ai déjà vidé mon sac auprès de la psy de la maternité, je vais recommencer ici (vous êtes prévenus). Je vous donne quand même tout de suite la conclusion de l’histoire : Tizozio est né le 20 décembre, en parfaite santé (voilà, vous pouvez quitter la page tout de suite si vous le souhaitez ^^).

Rappel des épisodes précédents : échographie de contrôle rassurante, je me préparais psychologiquement à un déclenchement le 30. Oui j’étais convaincue que Tizozio voudrait rester au chaud jusqu’au bout comme son grand frère, et qu’il se ferait juste déloger quelques jours plus tôt que celui-ci. Mais finalement…

Consultation du neuvième mois

Je retrouve la SF vu deux consultations plus tôt, je suis assez contente de la revoir. On parle de l’échographie, elle m’examine, puis regarde mon carnet de glycémie… « C’est un tout petit peu mieux que la dernière fois, mais c’est quand même pas très bon ». M’en fous, je suis tellement tranquillisée par les conclusions de l’écho que je ne me prends plus trop la tête avec ce qu’on peut me dire du 1,32 post-goûter. Elle note ses observations sur mon col, l’absence de contractions ressenties… je lui dis que de toute façon, je suis persuadée qu’il y aura déclenchement le jour du terme. Elle change un peu de tête et me dit « Sauf si on décide de déclencher plus tôt ». Je me dis qu’il n’y a pas de raison, ça m’agace qu’on m’agite toujours cette possibilité sous le nez. Fin de consultation, il est tard et le médecin n’est pas dispo pour regarder mes glycémies ; elle me dit donc de rentrer chez moi, qu’elle m’appellera pour me dire ce qu’il aura conclu.

Je rentre à la maison, et dans l’après-midi je vois que j’ai manqué son appel : elle a donc expliqué à mon répondeur que mon cas serait discuté le lendemain par l’équipe médicale, et qu’on me rappellerait ensuite. J’espère que l’échographiste fait partie du comité…

L’appel

Lendemain matin, bien plus tôt que je ne m’y attendais, mon téléphone sonne.

« Mme Moineau ? Bonjour, Mme Sage-femme du CHU, je vous appelle comme convenu, alors voilà, l’équipe a décidé de vous déclencher, il faudrait que vous veniez cet après-midi. »

QUOI ??? Pourquoi pas dans dix minutes aussi ? Et à quel moment on me demande mon consentement au juste ???

« Ah non ce n’est pas du tout possible, mon grand est malade et je l’emmène chez le médecin à 14h, je ne peux pas venir si vite.

– Ah… bon alors il faudrait venir demain matin, à 7h30

– Euh… non plus. Il me faut plus de temps pour m’organiser. Et de toute façon, je ne vois pas pourquoi vous voulez déclencher…

– Le diabète blablabla

– Oui enfin il n’évolue pas donc si c’était pas nécessaire il ya trois jours ça ne l’est pas plus aujourd’hui, ça peut bien attendre. »

Je sens que la SF est étonnée de  ma réaction, et je l’entends demander à quelqu’un près d’elle si la personne pense pouvoir me convaincre… elle me dit ensuite « je vous passe l’obstétricienne ». Une nouvelle voix me répète que vraiment, il faut que je vienne, que bon OK on peut attendre vendredi mais faut pas pousser… Je redemande des précisions sur le « pré-déclenchement » proposé. En particulier, si on passera à l’ocytocine au bout de 24h – ça me saoule déjà assez l’idée de devoir rester à l’hôpital après la pose du ballonnet, alors que manifestement ça ne va pas me faire accoucher dans l’heure… on me dit oui, après 24h on réévalue et on passe aux hormones. Je rends les armes, j’accepte de venir le vendredi matin. Mais je pense venir en train donc pas la peine de m’attendre à 7h30, ce sera au mieux 7h45…

Je raccroche, je suis effondrée. Ce bébé-là aussi, on veut l’arracher de mon ventre…

J’appelle ma sage-femme pour décommander le monitoring prévu le vendredi matin. Elle me réconforte de son mieux, me donne quelques explications en plus.

M. Moineau rentre de l’école avec Zozio, je lui résume le coup de fil. Dans l’après-midi, il me demande : « tes parents, ils peuvent être prêts à venir demain midi ? – euh oui, connaissant ma mère, une semaine avant leur arrivée prévue, elle a sûrement tout préparé – ben appelle-les, demain je vais les chercher. » J’appelle ma maman, qui me confirme qu’ils seront prêts le lendemain midi. Ça me fait du bien de savoir qu’elle sera là pour s’occuper de Zozio quand mon homme viendra me voir à l’hôpital, je me sens mieux.

La préparation

Le jeudi, pendant que mon homme est sur la route, je boucle rapidement ma valise. À l’école, j’informe la maîtresse que Zozio sera absent le lendemain, mais que peut-être ma mère passera récupérer son cahier d’activités. Je tourne en rond, je calcule l’heure à laquelle M. Moineau devrait être de retour, ajoute encore quelques bricoles dans mon sac…

Enfin les voilà ! Zozio est ravi de retrouver sa Mamie – un peu moins son Papi, qui manque cruellement de diplomatie avec lui.

Finalement je commande un taxi pour partir le lendemain. Je suis matériellement prête, psychologiquement pas du tout.

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7 Réponses to “Livraison en 58 heures (prologue)”

  1. eofdcjuf 14 janvier 2016 à 22 h 47 min #

    Bon avant toute chose Félicitations! Je n’ai pas du tout expérimenté ce que tu racontes donc je pense que je ne me rends pas du tout compte de ce que cela implique, j’espère juste que tu as réussi à « avaler la pillule », et que tu profites bien de ton petit bonhomme.
    Bises

    • Moineau 14 janvier 2016 à 23 h 11 min #

      Oui ça va nettement mieux maintenant. Mais les débuts de l’hospitalisation ont été rudes (la suite à lire dès que je retrouve une heure pour allumer l’ordi).
      Merci !

  2. margoublog 15 janvier 2016 à 17 h 46 min #

    Difficile de se préparer pour accueillir sereinement son bébé dans cette situation. En tout cas ravie de savoir que tizozio est en pleine forme.

  3. ptbichon 15 janvier 2016 à 19 h 53 min #

    Encore félicitations pour Tizozio. Je guette la « fin » de ton récit.

    Bises.

  4. compoteen 15 janvier 2016 à 23 h 26 min #

    Bienvenue à Tizozio! Hâte de connaître la suite 😉

  5. tittounett 16 janvier 2016 à 11 h 01 min #

    Ah ce tact ! Sur un coup de fils ! Mais bon sang, à quand une formation psy au corps médical ?

    • Moineau 16 janvier 2016 à 11 h 37 min #

      Y en a qui ont zappé le module « empathie » oui… bon heureusement, pas tous 😉

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