Lundi 16, journée pourrie

26 Nov

Avec deux rayons de soleil quand même : l’annonce de l’accouchement de ma meilleure amie, et la découverte de sa « nouvelle » chambre par Zozio.

 

Rappel : j’avais 3 rendez-vous à l’hôpital : anesthésiste, diabéto, sage-femme. M. Moineau a auto-école, je suis obligée d’emmener Zozio avec moi. Comme le moniteur doit déposer mon homme vers 16h à la maternité (ils doivent venir dans le coin), je me dis que ça ira, pour les deux premiers rendez-vous pas tellement besoin d’intimité, et pour le dernier Zozio devrait être avec son Papa.

Déjà aux admissions on me fait remarquer que je suis en retard (ben oui au lieu de donner les rdv 1/4 d’h plus tôt, ils disent de venir 1/4 d’h plus tôt que le rdv… mais j’avais zappé ce détail donc j’avais pas pris assez de marge).
Le premier rdv s’est quand même plutôt bien passé, pas franchement intéressant vu que la SF aurait aussi pu répondre à mon unique question (« la péri, c’est en auto-gestion ? »), mais la doc s’est pas éternisée et a été patiente vis à vis des interruptions de Zozio, elle avait même un grand sourire en répondant à son « au revoir ! » enjoué à la fin.

On sort de la maternité pour aller au pavillon diabéto, sous la pluie, obligés de marcher sur la voie car il y a des bagnoles garées sur tout le trottoir . On est quand même en avance, 14h45 pour 15h10. La salle d’attente est surchauffée, l’heure du rendez-vous arrive, puis est dépassée… je commence à calculer à quelle heure je dois abandonner pour me rendre au rendez-vous sage-femme quand, en relisant les convocations, je me rends compte que ce dernier est bien plus tôt que je croyais… 15h30 et non 16h10, je devrais déjà avoir changé de bâtiment !!! J’attrape Zozio sous le bras et nous volons vers la maternité (toujours sous la pluie et sur la chaussée). À peine le temps de l’asseoir dans la salle d’attente, on m’appelle. La SF est aimable mais sans plus, je n’accroche pas spécialement… en plus je m’étais dit que je refuserais le toucher vaginal à cause de la présence de mon fils, mais comme l’examen se résumait pratiquement à ça, je n’ai pas osé (bon il a l’habitude de me voir nue mais c’est quand même particulier). Pas d’échographie (y’a une affiche qui dit que ça nécessite du calme et que donc les enfants ne sont pas admis en salle d’écho, OK, mais elle ne m’a même pas dit « désolée je peux pas vous la faire vu les circonstances », donc je suppose que je n’en aurais pas eu même si j’avais été seule), par contre un sermon sur le fait que j’avais consulté un généraliste pour mon diabète (elle laissait clairement entendre que non seulement un MG ne sait pas traiter le diabète gesta, mais qu’en plus il est incapable de se déclarer incompétent). Je lui explique que j’aurais dû voir la diabéto avant elle mais que vu le retard je n’avais pas pu… déjà elle n’a pas pu admettre que l’infirmière diabéto m’avait collé son rendez-vous entre l’anesthésiste et elle, c’était sûrement moi qui m’était trompée (si elle savait… j’entends encore ladite infirmière me dire « mais non pas de souci même si on a du retard, les SF ont l’habitude d’attendre » ). Du coup elle appelle le service diabéto pour dire que je suis là et demander s’ils pourront bien me voir ensuite (et au tél… « oui alors la dame a vu son médecin traitant qui lui a dit de… » non mes MG ne m’ont pas « dit de », ils m’ont proposé les soins que j’étais psychologiquement capable de mettre en place). À la fin elle me demande si j’ai des questions, mais j’ai oublié tout ce que j’avais préparé, et de toute façon y’a plus vraiment le temps…
Mon homme me rejoint ensuite et nous retournons en diabéto… et attendons… attendons… dans la salle toujours surchaffée. Enfin mon tour, la doc insiste toujours pour que je fasse l’insuline tous les jours, mais elle admet plus clairement que la fois d’avant que ce n’est pas au petit-déjeuner qu’il faut la prendre, mais lors des en-cas. La conversation est beaucoup plus apaisée que la fois précédente, du coup je me sens plus détendue pour la suite, les injections me semblent moins une corvée sans raison logique.

Au final j’ai une prescription pour un suivi une fois par semaine (enregistrement du coeur de Tizozio) ; quand j’ai précisé que je n’avais pas trop envie de venir toutes les semaines, la SF s’est rappelé l’existence des sages-femmes libérales, et hourra, je peux faire ça dans mon village. Mais je dois quand même retourner à l’hosto au bout de deux semaines (SF+ diabéto… XP )… toujours pas d’écho prévue à ce que j’ai compris (ils me gavent depuis deux mois à coups de « vous risquez de faire un gros bébé », mais ils ne surveillent plus sa croissance… Logique où es-tu ???). Du coup j’hésite à retourner voir Dr Chauve, il m’avait dit que je pourrais lui demander une écho en plus si besoin… mais ça me saoûle d’aller encore jusqu’à la ville.

De plus pendant toute ces heures passées à l’hôpital, je me demandais si Mademoiselle serait encore en vie quand on rentrerait… pas mangé depuis la veille, alors qu’elle déclinait déjà depuis quelques temps (2,6kg seulement lors de la visite 10 jours plus tôt…). Quand on arrive elle bouge encore faiblement mais est incapable d’avaler quoi que ce soit. J’appelle le véto, je me raccroche à l’espoir qu’elle pourra être hospitalisée et nourrie par intraveineuse le temps de se requinquer… mais non, quand il l’examine, il me dit que ce n’est pas passager, c’est la continuité de ses problèmes des derniers mois ; pour lui, probablement des métastases de la tumeur dont elle avait été opérée l’an dernier. J’appelle M. Moineau pour lui confirmer ce qu’il craignait : je rentrerai à la maison avec un corps sans vie.

 

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6 Réponses to “Lundi 16, journée pourrie”

  1. Peuvent-ils souffrir ? 26 novembre 2015 à 21 h 51 min #

    D’abord, toutes mes condoléances pour la perte de Mademoiselle 😦

    Et aussi, t’es encore pas bien tombée au niveau soignants !

    Un gros câlin (si tu permets) pour lutter contre ce stress *hug*

    • Moineau 27 novembre 2015 à 9 h 55 min #

      Merci. Oui oui, j’accepte les câlins 🙂

  2. waitylily 27 novembre 2015 à 15 h 45 min #

    Je suis désolée pour ton petit chat, c’est toujours tellement dur de les voir partir…
    C’est vrai que tu n’es pas gâtée avec tout ce monde autour de toi incapable de se mettre d’accord et de se faire confiance entre confrères. Je me doute que toute cette médicalisation sans preuve concrètes de l’intérêt doit être pesante.
    Plein de bisous

    • Moineau 7 décembre 2015 à 22 h 17 min #

      Merci pour ton message. Je commence à être plus à l’aise avec les soignants (au fur et à mesure que j’en vois de nouveaux en fait !), mais il me reste un peu d’appréhension.

  3. waitylily 9 décembre 2015 à 20 h 55 min #

    Ça fait quand même beaucoup de monde qui gravite autour de son ventre, il faut s’habituer à être si surveillée 😉

    • Moineau 9 décembre 2015 à 22 h 03 min #

      Oui ça change carrément de ma première grossesse.

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