[grossesse] souvenir : syndrome de Lacomme

30 Juin

Quelques petites douleurs font écho à une phrase du Dr Chauve lors de la confirmation de ma grossesse : « pour un deuxième, les diverses douleurs liées à la grossesse apparaissent souvent plus tôt ». Bon pour l’instant rien de méchant, si ce n’est que quand je me lève de ma chaise après deux heures, je boitille sur la distance qui me sépare des toilettes (mais le retour s’effectue normalement, comme quoi je suis vite dérouillée). Ce matin il m’est venu à l’idée de demander une chaise ergonomique (avec une assise négative, comme me l’avait recommandé ma kiné quand je faisais ma rééducation abdominale). Et bien magie, une collègue me prête son siège ergo en attendant que les moyens généraux m’en dégottent un rien que pour moi :

Sympa hein ? Oui vous pouvez être jaloux/-ses de mes collègues.

 

 

 

 

 

 

 

Bref tout ça me rappelle le mauvais moment de ma grossesse précédente (en espérant qu’il ne se reproduise pas trop tôt cette fois) : un syndrome de Lacomme.

Ça m’a prise environ un mois et demi avant l’accouchement : j’avais des douleurs intenses dans le ventre, à peu près là où je situerais une appendicite (sauf que c’était à gauche). J’avais beau essayer différentes positions pour dormir, impossible d’en trouver une qui me soulage durablement. Quand ça me prend, je n’ai qu’une envie : qu’on m’ouvre le bide pour enlever ce qui me fait mal. Finalement, le 1er janvier, j’appelle la clinique en demandant si je peux venir pour qu’on vérifie ce qui se passe. Une voisine m’accompagne en bus, d’autres voisins nous rejoindront ensuite en voiture avec M. Moineau.

Arrivée sur place, j’explique mais… je n’ai plus mal. La doc de garde me fait une écho (l’occasion de voir que Zozio était bien en forme, et de m’annoncer un gros bébé), mais ne repère rien d’anormal autour. Comme je n’ai plus mal à ce moment-là, elle me propose de rentrer chez moi. Je suis déçue de ne pas savoir ce qui m’arrive, mais je me prépare à repartir… sauf qu’en attendant l’arrivée des autres voisins et de mon homme, la douleur me reprend. Je me dirige vers le comptoir d’accueil et indique que finalement, j’aimerais mieux rester. Et hop, on m’emmène à l’étage, on me trouve une chambre, et j’ai droit à des anti-douleurs. Le lendemain matin, on me promène au service d’imagerie pour vérifier s’il ne s’agit pas d’une colique néphrétique ; non, mes reins sont en pleine forme. Après mon retour dans ma chambre, le gynéco de garde vient m’expliquer que je souffre de douleurs ligamentaires, dues aux fortes tensions qui s’exercent sur les ligaments au fur et à mesure de la croissance de l’utérus. Il m’indique avec un sourire que j’ai de la chance qu’on ait l’échographie aujourd’hui, car avant ça, beaucoup de femmes enceintes étaient opérées à tort pour une appendicite inexistante… au moins je sais qu’on prend ma douleur au sérieux, qu’on ne me soupçonne pas d’être une mauviette 🙂 La journée se passe avec une perfusion d’antalgique (un truc plus costaud que le paracétamol, mais avant la morphine, dont j’ai oublié le nom, que je ne peux prendre qu’en milieu médical : de retour à la maison, il faudra me contenter de paracétamol – le meilleur ami de la femme enceinte). J’angoisse à l’idée que ces douleurs continuent jusqu’à l’accouchement. Les soignants m’expliquent que ça risque plutôt d’aller et venir, mais qu’il est peu probable de rester à un haut niveau de douleur pendant aussi longtemps. Je rentre chez moi le lendemain, entre soulagement et anxiété.

Finalement, les douleurs ne reviendront pas aussi violentes de toute la fin de la grossesse. Ouf ! J’espère passer au travers cette fois-ci…

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