Sororité (1/3)

18 Sep

J’ai deux sœurs. Oh je vous vois venir : deux sœurs, pourquoi un titre qui annonce une série de trois articles ? Vous le saurez si vous êtes sages quand vous lirez le dernier épisode.

Je vais vous présenter brièvement ma plus grande sœur, sans trop m’étendre non plus parce qu’elle lit ce blog de temps à autre, et je ne voudrais pas faire enfler ses chevilles.

K., je l’ai toujours vue adulte : dans mes plus vieux souvenirs, elle a déjà une douzaine d’années (rappelez-vous à quel point c’est vieux pour un môme de 6 ans !). C’était plus qu’une sœur, une deuxième maman (surtout qu’elle était régulièrement investie de l’autorité parentale par délégation), et je voulais tout faire comme elle (avoir les cheveux longs, chanter, apprendre l’espagnol, dessiner, avoir un blouson de cuir, et j’en passe). La seule chose que je n’ai sûrement pas copiée sur elle, c’est mon amour des mathématiques, auxquelles elle est allergique. Quand j’ai commencé mes études, j’ai quitté la maison familiale pour l’agglomération où elle vivait, et j’étais chez elle tous les week-ends ; comme quand j’étais petite fille, elle mettait des pansements sur mes blessures morales.

Au point qu’à la naissance de mon premier neveu, j’ai frôlé le syndrome de l’arrivée du petit frère  : c’était la première fois que quelqu’un la monopolisait, j’ai eu un peu de mal à trouver ma place (heureusement que mon neveu me faisait complètement craquer ^^). Et puis c’était aussi une période où je prenais de l’autonomie, loooongs trajets pour voir mes amis, études qui me passionnaient, découverte de ce que j’avais envie de faire de ma vie – découverte que mes envies pouvaient être très éloignées des siennes, que nous étions deux individus avec certes un arbre généalogique et un vécu communs, mais des caractères différents, des besoins / envies différents. Pour moi le passage à l’âge adulte n’était pas tant un « affranchissement » des parents que la prise de conscience que les liens qui nous unissaient ne reposaient pas que sur des centres d’intérêt communs, et que je pouvais évoluer dans une direction qui nous éloignerait sans pour autant casser ces liens.

Avoir K. pour grande sœur, c’est un atout merveilleux pour traverser les tempêtes de l’existence.

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Une Réponse to “Sororité (1/3)”

  1. Karine 20 septembre 2014 à 1 h 08 min #

    Merci… 🙂

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