Week-end festif (ou presque)

22 Juin

Jeudi après-midi, destination Loire-Atlantique, avec au programme :

  • dîner entre copines
  • soirée chez une des copines
  • journée suivante avec la même copine
  • après-midi prendre possession de ma chambre d’hôtel pour la nuit suivante
  • sauter dans le premier train pour Clisson
  • rejoindre P.,  S. et J., déjà sur le site du Hellfest
  • savourer le concert d’Iron Maiden
  • rentrer à l’hôtel finir la nuit
  • le samedi midi sauter dans un train pour rentrer à la maison.

Tout ne s’est pas vraiment déroulé comme prévu…

Ça démarrait pourtant bien : la grève de la SNCF s’essoufflant, aucun problème avec le train, j’ai pu retrouver mes copines à l’heure prévue. Après un moment de blabla (retrouvailles après presque un an, y’en a des choses à dire !), nous nous acheminons vers un resto libanais, où nous nous régalons. Puis l’une rentre chez elle tandis que l’autre m’emmène dans sa jolie maison de campagne, où nous suivons le dernier quart d’heure environ du match en cours (Angleterre-Chili ou un truc du genre).

Le lendemain, promenade dans le bourg avant de déjeuner dans le jardin (sous les arbres… mais le soleil tourne, oh un coup de soleil !), puis vers 16h, son mari me dépose à Nantes en même temps qu’il y récupère sa fille. Je découvre l’hôtel, fais du vide dans mon sac pour ne garder que le nécessaire, et hop, direction la gare. Achat d’un billet pour Clisson, installation dans le train, ça roule. J’essaie de prévenir les gars par SMS de mon arrivée, mais pas de réseau ; tant pis, ça attendra d’être en gare.

Gare de Clisson, j’hésite à me rendre à pied sur le site, mais je me souviens que le trajet est plutôt long, je préfère attendre une navette. Premier texto pendant l’attente.

Arrivée sur le site, je teste le billet d’entrée électronique : le lecteur ne reconnaît pas le code-barre. Pas grave, la fille me propose de recopier les chiffres, et je sors mon billet imprimé format A4 que j’avais en roue de secours. Équipée de mon bracelet jaune, j’envoie un nouveau message pour signaler mon arrivée, puis je jette un œil aux boutiques qui m’entourent. Pas de réponse – pas grave, je suppose qu’ils sont devant une scène et ne pensent pas spécialement à vérifier leur portable, vu que je n’avais pas pu donner mon heure d’arrivée à l’avance. Je flâne encore, envoie un « z’êtes où ? » supplémentaire, puis m’avance dans le festival. Sur le Mainstage, un chanteur hurle des « motherfucker motherfucker fuck your mother » ; très peu pour moi, je me dirige vers une autre scène. J’y découvre Kylesa, qui me plaît nettement plus. Toujours pas de réponse à mes messages. Bon, les SMS ne passent pas toujours bien, ils ne les ont peut-être pas reçus… Je vais chercher de quoi m’alimenter (wrap végétarien et bio : on mange carrément bien ici), puis erre un peu sur le site tout en me demandant pourquoi je reste sans nouvelles de mes potes, envisageant trois scenarii :

  1. ils n’ont pas reçu les messages
    1. problème de réseau, et je recevrai peut-être plus tard des messages de leur part ?
    2. auraient-ils eu un accident en venant ?
  2. ils les ont reçus, mais pas vus… euh mais logiquement ils devraient commencer à se demander où je suis non ???
  3. ils les ont lus, mais préfèrent que je ne les rejoigne pas ?

Désemparée, je m’achemine vers le mainstage, en attendant que le concert de Maiden commence. Je me faufile dans la foule, jusqu’à trouver un petit espace que je vais combler. Tant pis, je verrai le concert toute seule, j’essaie juste de rester concentrée sur la musique et de ne pas laisser mon esprit dériver vers un scenario catastrophe (sont-ils morts dans un fossé sur la route de Clisson ???).

Fin du concert ; j’avais initialement prévu de rester pour voir également Sabaton, mais le cœur n’y est pas (alors que la fatigue, si). Je m’achemine vers la sortie du festival, au point de départ des navettes.

23h09, les bus pour Nantes ne démarrent qu’à minuit, au rythme d’un toutes les demi-heures… je m’assieds et sors ma liseuse de mon sac. Finalement le premier bus arrive et ça s’annonce chaud : 50 places disponibles, à vue de nez trois fois ça de festivaliers qui attendent pour monter -_- Je me faufile et m’approche de la porte, mais pas suffisamment. En attendant le bus suivant, j’échange quelques mots avec mes voisins. Lorsque le car arrive, la foule est aussi grande que précédemment… et en plus, les derniers arrivés se sont mis devant. Ça grogne, le type qui gère le remplissage comprend le truc et essaie de refaire passer devant les têtes qu’il avait vues une demi-heure plus tôt, mais je sens que j’ai peu de chances de monter dans le véhicule. Je m’aperçois d’ailleurs que le couple et le jeune homme  (probablement vegan : tatouage 269 et sweat sea shepherd) avec qui j’ai discuté précédemment sont sortis de la masse, et entends le mot « taxi » ; je vais vers eux et demande si je peux me joindre à eux. S’ensuit une partie de pianotage sur portable pour trouver les n° de compagnies de taxi, et tenter d’obtenir le Graal. C’est le Niçois du groupe qui le décrochera, et nous grimperons donc dans un taxi vers 2 heures du matin.

Dernière péripétie : la taxi ne prend que les paiements en liquide… et je n’ai pas la somme sur moi. Heureusement le couple a de quoi payer les trois quarts de la course, et j’ai mon chéquier sur moi pour les rembourser (ouf, j’avais failli le laisser à l’hôtel). Je regagne ma chambre, règle mon réveil pour ne pas rater le petit-déjeuner, et dodo.

Samedi, réveil très tôt à cause de la luminosité (c’est bien les rideaux occultants, encore faut-il qu’ils soient plus larges que la fenêtre…), je descends manger, remonte prendre une douche, refais mon sac, lis un peu… Un peu avant 11 heures, je rends la clé et vais me promener en attendant de gagner la gare.

C’est seulement une fois dans le train que je recevrai un message de S., s’excusant de ne pas avoir vu mes messages pour cause de trou noir de 17h à minuit. Partie dans mes hypothèses de panne réseau, je m’étonne de la formulation, mais lui réponds que ce n’est pas grave, et lui souhaite une bonne fin de festival. Des messages suivants, un peu confus, je crois comprendre que son « trou noir » est dû à une absorption massive d’alcool. Un peu plus tard, P. indique sur FB que la journée a été noyée dans l’alcool.

OK. Donc voilà, ils ont picolé au point de ne pas se rappeler ma venue. Je balance entre humiliation, colère et larmes. Car bon, je sais bien que je suis secondaire dans leur vie, je ne leur manque pas entre deux visites, et de mon côté même si je suis toujours contente d’avoir de leurs nouvelles, je ne compte pas non plus les jours entre deux rencontres. Mais naïvement, je pensais que nos rares occasions de rencontre leur faisaient aussi plaisir. Or là j’en suis à me demander si, quand j’avais envoyé le mail pour annoncer ma venue, leur réaction n’a pas été du genre « oh cool on va voir Moineau » comme je l’imaginais, mais plutôt « oh merde elle se ramène encore ». Fait chier. Vraiment chier.

 

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3 Réponses to “Week-end festif (ou presque)”

  1. Lorevane 23 juin 2014 à 6 h 38 min #

    Bah, je pense que tu es une vraie fille! Qui se torture l’esprit pour essayer de comprendre le pourquoi du comment 😉
    Ce que je pense, avec mon grand âge, c’est juste que dans l’euphorie de la soirée et la perspective du concert, tes camarades de jeu se sont laissés envahir peu a peu par les brumes de l’alcool. Et que tout le monde n’a pas ce petit truc en plus qui fait que quelle que soit la situation, on ne perd pas de vue ce qu’on considère comme essentiel.
    Balayes de ton esprit ce que tu te persuade qu’ils ont pensé. Ne te mets pas martel en tête. Garde plutôt a l’idée que tu as pu voir Maiden et que tu n’as pas eu les contraintes que tu craignais, a savoir un bébé dans le ventre 😉
    Et pour l’année prochaine, tu aviseras 😉

  2. madamepimpin 23 juin 2014 à 9 h 53 min #

    Outch ! Outre ma peur panique de me retrouver seule dans la foule (je suis déjà pas à l’aise à la cantine alors je n’ose imaginer au hell fest…..) j’ai un petit côté Caliméro… alors pareil que toi je l’aurais aussi super mal pris, même si en réalité ils n’ont probablement rien pensé (c’est bien ça le problème). C’était seulement des garçons ? Les garçons sont capables d’oublier des choses pourtant dures à zapper et ils se mettent moins facilement à la place de la petite nana qui débarque toute seule à un festival. Bref, chapeau à toi je crois que je serais repartie aussi sec !

  3. Moineau 23 juin 2014 à 13 h 49 min #

    Merci les filles !
    La femme de l’un était présente mais je ne la connais quasiment pas (la dernière fois qu’on s’est croisées ça devait être en 2008), donc c’est logique qu’elle n’ait pas pensé à moi.
    Mme Pimpin, pour rien au monde je ne serais repartie à cause de ça, le concert était bien trop important !!! Ils m’auraient fait le coup la première année où j’y suis allée j’aurais peut-être eu un peu la trouille, mais finalement je supporte assez bien la foule du Hellfest ; y’a toujours moyen de circuler, et je peux me fondre dans la masse donc je n’y éprouve pas d’angoisse (pour te dire, j’ai plus peur d’aller en salle de pause au boulot et d’y croiser des gens que de me balader au milieu de 50 000 metalleux 😉 ).

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