Cherchez l’erreur

14 Août

Ça fait un moment que j’hésite à parler de l’affaire Joachim, mais finalement, je pense qu’il est bon d’en parler, même si c’est simplement pour faire part de mes doutes.

Je résume l’affaire, telle que présentée par les parents :

Alors que Joachim a 5 mois et demi, ils consultent un médecin car le poids de l’enfant n’augmente pas régulièrement. Le médecin leur fait une ordonnance d’homéopathie (un de ces jours, je vous dirai peut-être ce que je pense de l’homéopathie… mais pas aujourd’hui). Finalement il les rappelle plus tard pour leur dire qu’il vaut mieux emmener l’enfant aux urgences et faire plus d’examens. Alors qu’ils sont donc rendus à l’hôpital, ils reçoivent un appel les informant qu’un signalement a été fait (privation de soin sur mineur blablabla). L’enfant reste hospitalisé, les parents sont interrogés, réinterrogés (même mis en garde à vue), l’entourage également est interrogé. Les premiers professionnels à avoir vu l’enfant recommandent un suivi de la famille, mais le juge décide… d’un placement en pouponnière.

Les parents sont convaincus (à tort, à raison ? je n’ai pas d’éléments pour trancher) que c’est le végétalisme de la mère qui a inquiété les médecins et mis en branle le système. Au premier abord, c’est doublement absurde, puisque

  1. on peut parfaitement allaiter en étant végétalienne ;
  2. Joachim était nourri au lait artificiel.

Le premier réflexe en découvrant cette histoire est donc « ce n’est pas possible, on est en France, on ne place pas un enfant juste parce que sa mère est végétalienne ; il doit y avoir autre chose ». L’intervention de la maman sur ce sujet (en page 2), m’a convaincue de sa sincérité. Qu’on se comprenne bien : je ne dis pas qu’elle dit la vérité, je dis qu’à mon avis, elle croit ce qu’elle dit. Que si Joachim a manqué de quelque chose, c’était dû à un manque d’information des parents et non à une volonté de mauvais traitements.

Cela fait déjà plusieurs mois que Joachim est séparé de ses parents, qui n’ont droit qu’à 8 heures de visite par semaine.

COMMENT peut-on infliger ça à un bébé ? Peut-être que dans quelques mois, on apprendra par la presse que c’était un enfant battu, en danger de mort… ou bien il sera rendu à des parents aimants, mais tous les trois resteront marqués à vie par cette séparation.

Dans la première hypothèse, je me serais « faite avoir » par mon empathie ; dans le second cas… il faut que cette affaire fasse du bruit, pour que l’injustice cesse.

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