Réveil difficile

11 Mai

Ce matin, j’ai été réveillée en sursaut à l’aube (9h30), par deux coups de sonnette. Je grommelle, hésite, me dis que je n’attends aucun colis, que Zozio ne semble pas s’être réveillé… je me demande brusquement si ma voiture garée devant la maison pourrait gêner quelqu’un et vais ouvrir les volets de la cuisine pour m’assurer que non. Le temps que j’arrive, personne à l’horizon, je retourne au lit.

Quelques minutes plus tard, nouveau coup de sonnette. Sûre que ça ne peut pas être important, je m’enfouis sous la couette. Las, impossible de retrouver le sommeil, je finis donc par me lever et de prendre mon petit-déjeuner au calme en attendant que Zozio réclame le sien.

Vers midi, quand tout le monde a émergé, je vais relever le courrier, m’attendant plus ou moins à trouver un prospectus des Témoins de Jehovah. Ah ben non, un papier à en-tête de la Gendarmerie Nationale. Ah ?

« Vous êtes prié(e) de vous présenter le plus rapidement possible au bureau (…) »

Gné ?

Motif : « Plainte déposée par M. Machin au sujet de la garde des enfants ». Ah, ben tout de suite c’est plus clair : ce papier ne m’est pas destiné.

Je finis par poser les yeux au bon endroit pour y trouver le nom de Mme Marie, la précédente locataire de la maison – ça ne fait jamais que 10 mois que nous avons emménagé ici. Bon, OK, elle a omis de donner une adresse à son ex, donc les flics viennent la trouver à une ancienne adresse. Jusque-là, rien d’anormal. Sauf que. Sauf qu’un policier s’était déjà présenté à notre porte en septembre pour demander Marie, que je lui avais alors indiqué ne l’avoir jamais rencontrée (elle était absente lorsque l’agence nous avait fait visiter les lieux), et donc n’avoir aucune idée d’où elle pouvait se trouver. J’avais sorti mon bail pour lui donner les coordonnées de l’agence immobilière, qui aurait peut-être une nouvelle adresse où lui envoyer une facture (ou ses coordonnées bancaires pour lui rendre sa caution, et j’imagine, peut-être naïvement, qu’à partir de là la maréchaussée peut retrouver quelqu’un).

Bref, non seulement on me réveille aux aurores à la place d’une autre, mais en plus alors que j’avais déjà signifié que la bonne personne n’habitait plus ici. Je vous laisse deviner mon humeur.

J’ai appelé le n° indiqué sur le papier, expliqué que Mme Marie n’aurait sûrement pas leur convocation vu qu’elle n’habitait plus ici depuis des mois, et redonné le nom de l’agence immobilière. En prenant même le temps de rechercher l’adresse exacte, même si l’agent au bout du fil – fort aimable au demeurant – m’affirmait « oh pas de souci avec ce que vous m’avez déjà dit on va pouvoir les trouver » ; j’ai eu une mauvaise pensée quand il a dit ça, j’avoue, mais je l’ai gardée pour moi.

Mme Marie, si tu me lis et que tu te reconnais bien que je n’indique pas ton vrai prénom et que je n’aie mentionné sur ces pages que mon département de résidence, sache que la Gendarmerie Nationale souhaite te parler au sujet de la plainte que ton ex a déposé en 2012 pour un problème de garde des enfants.

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