Chat, chat, chat

30 Nov

Honte à moi, je m’aperçois que je n’ai pas fait de présentation détaillée des membres de la famille.

Les humains attendront, honneur aux CHATS.

/roulements de tambour

Par ordre d’apparition dans notre foyer :

Pépé

Né en 1997, il a séduit mon mari parmi ses frères et soeurs en venant innocemment à la rencontre du doigt qui s’agitait au bord de la cage… et en se heurtant le museau à la vitre de ladite cage. « Il est trop bête lui, je le veux ! » M. Moineau ramena alors chez lui ce petit chaton, devenu aujourd’hui cet adorable vieux chat… celui qui vient dès qu’on l’appelle, qui demande à ce qu’on le prenne sur nos genoux, qui ronronne dès qu’on l’approche et encore plus fort dès qu’on le caresse. Qui supporte patiemment qu’on le brosse, qu’on le déplace alors qu’il n’avait rien demandé, qu’on l’éclabousse en faisant la vaisselle ou en prenant notre bain (vous me direz, c’est lui qui vient dans la salle de bain à des moments critiques aussi). Il est en forme pour ses quinze ans, malgré des « becs de perroquet » au niveau des lombaires qui diminuent sa mobilité. Il monte sur le canapé en prenant un escalier (une boîte à outils fait l’affaire). Ce problème s’est quand même amélioré après des séances de massage  kiné ostéo faites par le véto. Au passage, heureux détenteurs de bêtes à poils, je vous informe qu’il existe aujourd’hui des mutuelles pour animaux (qui ne recrutent plus passé 8 ou 10 ans, pensez-y quand l’animal est jeune) ; vu le prix des séances véto, ça vaut le coup de se pencher sur la question.

Mademoiselle

M. Moineau ne résiste pas à la souffrance animale. C’est un miracle que nous n’ayons que trois chats à la maison.

Mademoiselle s’est invitée dans sa vie il y a environ 8 ou 9 ans (enfin ça fait quatre ans qu’il me dit qu’elle a environ 5 ans). Monsieur entendit donc un jour une sorte de pépiement d’oiseau (mais non ce n’était pas moi) venant d’une voiture garée près de chez lui. Il finit par repérer un tout petit chaton blotti sur une roue (panique : et si la voiture venait à démarrer alors que le chat était toujours là ?), et tente de l’attraper, sans succès. Il renonce, va faire ses courses et plus tard… les cris viennent cette fois de la bouche d’égout. Il s’allonge au bord du trottoir et tente de convaincre le chaton de venir, sans succès. Par chance, le boucher qui a vu un petit attroupement depuis sa vitrine en face (et a probablement été renseigné par ses clients), vient avec un morceau de viande, tenu par une ficelle, proposer son aide. Victoire, l’animal tente de mordre la nourriture et se retrouve dans la main de M. Moineau, qui le ramène à la maison. Un examen rapide lui apprend qu’il s’agit d’une chatte, qui se trouve être couverte de fange et de puces ; direction, la douche ! Puis présentation à Pépé… qui crache sur l’arrivante. Bienvenue !

Au poids que faisait Mademoiselle, on peut estimer qu’elle avait moins d’un mois à ce moment là. Heureusement, Pépé lui a servi de maman, et d’ailleurs aujourd’hui elle est toujours collée à lui (parfois d’ailleurs, il en a un peu marre). Mademoiselle est magnifique, avec son pelage gris et son ventre blanc, elle a du caractère (ne vient pas quand on l’appelle mais vient si on appelle son frère), peut parfois être très câline (« euh ? ben tiens, j’ai un chat sur les genoux, j’l’ai pas vu arriver »), plus souvent distante (« je vous aime bien, mais de loin »). Quand même, le soir, elle aime bien venir dormir blottie contre nous (mais, faut pas pousser, à nos pieds, hors de portée de caresses, sauf si elle a envie de câlins).

Empereur

J’ai connu Empereur dans un logement où je venais d’arriver, alors que M. Moineau habitait à 250km de moi  et que nous nous voyions tous les quinze jours. L’appartement était auparavant habité par une vieille dame amoureuse des chats, qui laissait un peu de nourriture sur son balcon. Dès qu’il entendait le grincement des stores qui se relevaient, Empereur arrivait pour quémander sa pitance. Quand j’ai pris possession du logement, il a continué. J’ai craqué. D’abord, la fin de mon sandwich au pâté. Quelques jours plus tard, une demi-boîte de thon. Quelques jours plus tard, M. Moineau m’a dit, moqueur : « tu ferais aussi bien de lui acheter des croquettes ». Ce que je fis. Dès lors, tous les jours je laissais une portion dans un coin du balcon.  Au bout de quelques temps, une voisine sonna à ma porte, un peu gênée « Bonjour, j’ai vu que vous aviez mis de la nourriture sur votre balcon, c’est pour Noiraud ? »  il est noir oui, je suppose qu’on parle du même. « Je demande parce qu’avec une amie, on lui donne à manger deux fois par jour ». Ah. Je me suis faite avoir par ses miaulements déchirants « j’ai faim !  j’ai froid ! » (oui, en plein mois de juillet), et j’apprends qu’il est déjà nourri, le vilain.

Finalement, nous continuons toutes à le nourrir, et discutons de temps en temps, de chats et d’autres. Après quelques mois, M. Moineau emménage avec moi. Pendant la journée, alors que je suis au boulot, il fait connaissance avec Empereur. Quelques mois encore plus tard, nous trouvons un logement plus grand, et c’est la grande hésitation : trois chats, ce n’est pas raisonnable, mais il est tellement mignon… les voisines seront tristes si on l’emmène, non ? Bah oui mais elles ont aussi dit qu’elles seraient contentes qu’il trouve une famille… Bon et bien on va déjà l’emmener chez le véto, on avisera après.

Visite chez le véto donc. « Un peu maigre oui  mais ça va… il a des puces… oh tiens il a été castré ! prise de sang… pas de maladie grave ». Et ben voilà, rien ne s’oppose à ce qu’on l’emmène… il sera donc du voyage.

A l’arrivée, nous l’isolons des deux autres (avec qui l’entente est moyenne… Pépé lui crache dessus, Mademoiselle voudrait jouer avec lui mais il a l’habitude de se battre, pas de jouer) et attendons. Le véto a conseillé de ne pas le laisser sortir avant trois semaines, pour qu’il s’habitue bien à la maison. Au bout de dix jours, M. Moineau craque. Il est 21h30, je suis en train de bouquiner quand il vient me voir, défait : « J’ai laissé sortir Empereur… je pensais qu’il allait juste observer un peu autour et rentrer, mais il a foncé, sauté sur la maison d’en face et je ne le vois plus… » ANGOISSE. Va-t-il tenter de retourner à son ancien logis et mourir écrasé au troisième carrefour ? Les minutes passent, par dizaines, interminables. Je pleure, je pense qu’on ne le reverra jamais, qu’on aurait dû le laisser là-bas… mais finalement, deux heures environ après être parti, Empereur revient ! Ben oui, il a le ventre vide, et il sait qu’auprès de nous il aura toujours à manger !

Depuis ce jour, même si ses sorties ont parfois été trop longues à notre goût, il est toujours resté avec nous. L’hiver il ne sort quasiment plus, il préfère monter la garde devant le radiateur 😉

Empereur aime bien les câlins, mais pas trop (il a une réputation à tenir), a toujours un boyau vide, n’aime pas le chat de la voisine ; n’aime aucun chat, il s’est habitué à Pépé et Mademoiselle parce qu’ils étaient là avant lui, c’est tout. Il y a parfois encore quelques chamailleries entre eux mais rien de grave.

Tous les trois se sont bien habitués à l’arrivée de Zozio en début d’année : Empereur fait comme s’il n’était pas là, Pépé, après une période d’observation, continue les câlins même si ça veut dire se trouver à une distance dangereuse des petits doigts (il a frôlé l’épilation sauvage une ou deux fois), et Mademoiselle l’observe avec curiosité, parfois de près, le plus souvent en assurant une distance de sécurité de 2 mètres.

Zozio est hypnotisé quand il voit passer un des chats, il essaie de les appeler « aaahhhiiiiii » (bizarrement, ils ne viennent pas).

Tous les quatre, avec M. Moineau, font mon bonheur.

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