Alice est partie

23 Août

[Attention, je vais parler deuil périnatal vu de l’extérieur, passez votre chemin si le sujet est trop sensible]

 

7 août, assise dans le train qui me ramène à la maison, je reçois un texto, dont je vois les premiers mots « notre petite Alice ». Chic, C. a donc accouché, j’ouvre avidement le message pour découvrir heure de naissance, taille et poids, bref les infos classiques… Rien de tout ça. Je relis le message, une fois, deux fois, avant que mon cerveau accepte de traduire les mots. Alice est mort-née, son cœur a cessé de battre à quelques jours du terme.

J’arrive à la maison et je retrouve mes bébés. C. a deux autres enfants, une fille et un fils, lequel a juste un mois de plus que Tizozio. Je regarde mon bébé si rieur et tente d’imaginer cet autre bébé si loin qui ne doit pas comprendre pourquoi ses parents sont si malheureux tout d’un coup, cette grande sœur qui du haut de ses 3 ans doit se demander pourquoi la petite sœur attendue ne rentre pas à la maison avec Maman.

Je me dis que décidément, je ne tenterai jamais d’autre grossesse. On passe le premier trimestre à attendre la fameuse « écho des 12 SA », parce que bon, la plupart des fausses-couches ont lieu au premier trimestre. Quand on a franchi ce cap, on se détend un peu mais on attend « l’écho morpho » du second trimestre, celle qui peut annoncer des maladies/malformations… et après, on se croit tranquille, à l’abri. On appréhende un peu l’accouchement, mais de toute façon faut y passer alors… J’avais déjà lu/entendu des récits sur le deuil périnatal, mais finalement ce n’était dans mon esprit qu’un truc terrible mais rare, le genre de truc qui n’arrive qu’aux autres. Mais c’est ma meilleure amie qui est frappée, ma précieuse C. qui m’a si souvent offert son épaule pour pleurer, et que je suis terriblement impuissante à consoler aujourd’hui ; que dire, que faire face à une enfant morte avant d’avoir offert ses premiers sourires au monde ?

Deux semaines ont passé, les obsèques ont eu lieu. J’ai l’impression de trahir C. en n’ayant pas son Alice en permanence dans mon esprit, et en même temps je sais que c’est normal, je ne suis pas à sa place… J’aimerais pouvoir faire quelque chose, mais je n’ai que des mots à lui offrir, qui me semblent tellement vains…

Alice est partie mais elle a eu le temps de marquer nos vies.

La fin des haricots !

19 Juil

Tizozio ne tète plus 😥 😥 😥

Bon OK, ça aura duré 18 mois et des poussières. Mais snif ! Mon bébé grandit…

 

Dormir sans larmes, est-ce possible ? [BIBLI des VIs]

6 Juin

Ça aide à relativiser les « problèmes » de sommeil.

Les Vendredis Intellos

Je n’aime pas laisser pleurer mes enfants. Je ne crois pas que ce soit nécessaire ni utile. Je ne pense pas que ça leur apprenne quoi que ce soit.

C’est pourtant une méthode traditionnellement reconnue comme « efficace ».

Alors, je l’ai parfois fait. Sans conviction. Par épuisement ou par lassitude. Pour voir… Et ça n’a pas marché ! Tiraillée entre mes doutes et mon manque de sommeil, je me suis donc précipitée sur ce livre lorsqu’il a été proposé à la bibliothèque des Vendredis Intellos

Comme le suggère son titre « Dormir sans larmes », il s’agit en substance d’un ouvrage complet et argumenté qui défend une approche naturaliste et non interventionniste.

Voilà exactement l’idée du présent ouvrage : le sommeil est un processus évolutif, autrement dit les enfants dormiront un jour comme des adultes, et le rythme d’acquisition de ce sommeil est différent pour chacun.

Il est très agréable dans sa…

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